Le cœur battant du monde

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Titre: Le cœur battant du monde

Auteur: Sebastien Spitzer

Editions Albin Michel, 440 pages

 

Résumé

Dans les années 1860, Londres, le cœur de l’empire le plus puissant du monde, se gave en avalant les faibles. Ses rues entent la misère, l’insurrection et l’opium.
Dans les faubourgs de la ville, un bâtard est recueilli par Charlotte, une Irlandaise qui a fui la famine. Par amour pour lui, elle va voler, mentir, se prostituer sans jamais révéler le mystère de sa naissance. L’enfant illégitime est le fils caché d’un homme célèbre que poursuivent toutes les polices d’Europe. Il s’appelle Freddy et son père est Karl Marx.
Alors que Marx se contente de théoriser la Révolution dans les livres, Freddy prend les armes avec les opprimés d’Irlande.

 

Mon avis

Ces rêves qu’on piétine avait été un immense coup de cœur. Pour celui-ci, mon avis est plus mitigé.

Charlotte est enceinte et déambule dans les rues de Londres. Un accident va lui faire perdre son enfant, et c’est un certain Le Maure, qui la sauvera. En échange, elle devra s’occuper d’un enfant illégitime, Freddy, le fils de Karl Marx…

Cette histoire fait un brin penser à Oliver Twist de Dickens, et je crois que l’auteur ne s’en cache pas. Ce jeune Freddy qui va grandir au milieu de cette Europe en plein changement, avec un père aussi charismatique que Marx, va donc nous être décrit durant plusieurs années, et nous allons voir se forger le caractère d’un enfant puis d’un homme fort et plein d’ambition. En parallèle, nous suivons Engels, un autre personnage important de cette histoire, et les deux récits cohabitent parfaitement pour nous amener à un récit passionnant et riche en action.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Charlotte, cette mère aimante au passé très douloureux, qui ferait tout pour Freddy. En revanche, je n’ai pas vraiment réussi à m’attacher à ce dernier. De plus, étant malheureusement très mauvaise sur cette période de l’histoire et sur Karl Marx, j’ai dû louper pas mal d’éléments importants pour bien comprendre les enjeux historiques auxquels les personnages étaient confrontés. Mais peu importe, Spitzer a tout de même fait un travail remarquable de recherche pour être au plus près de la vérité et il était agréable de découvrir Marx sous un autre jour.

Je n’ai pas tout à fait retrouvé la plume de Ces rêves qu’on piétine, qui pour moi avait été une vraie force. Ici nous sommes dans une histoire qui se lit très bien, mais qui malheureusement pour moi, s’oubliera vite également.

 

Conclusion

Un roman et un personnage à la Dickens, une plume agréable et fluide, pour sûr le dernier Spitzer plaira. Mais pour moi, je n’ai pas retrouvé l’engouement du précédent, et je suis un peu passé à côté du personnage principal.

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