Ces rêves qu’on piétine

SPITZER-2

 

Titre: Ces rêves qu’on piétine

Auteur: Sebastien Spitzer

Editions de l’Observatoire, 308 pages

 

Résumé

Sous les bombardements, dans Berlin assiégé, la femme la plus puissante du IIIe Reich se terre avec ses six enfants dans le dernier refuge des dignitaires de l’Allemagne nazie. L’ambitieuse s’est hissée jusqu’aux plus hautes marches du pouvoir sans jamais se retourner sur ceux qu’elle a sacrifiés. Aux dernières heures du funeste régime, Magda s’enfonce dans l’abîme, avec ses secrets.
Au même moment, des centaines de femmes et d’hommes avancent sur un chemin poussiéreux, s’accrochant à ce qu’il leur reste de vie. Parmi ces survivants de l’enfer des camps, marche une enfant frêle et silencieuse. Ava est la dépositaire d’une tragique mémoire : dans un rouleau de cuir, elle tient cachées les lettres d’un père. Richard Friedländer, raflé parmi les premiers juifs, fut condamné par la folie d’un homme et le silence d’une femme : sa fille.
Elle aurait pu le sauver.
Elle s’appelle Magda Goebbels.

 

Mon avis

Laissez-moi vous raconter mon histoire avec ce livre. Je suis allée à al médiathèque mardi, j’avais des livres à rendre, et en repartant, j’ai vu celui-ci qui venait d’arriver. Je l’avais vu passer sur quelques comptes Insta, mais sans y faire plus attention que ça. J’ai lu le résumé, et je me suis dit Banco! Je l’ai débuté aussi vite rentrée chez moi… et ne l’ai plus lâché! Si bien que le lendemain je suis allée me l’acheter en librairie pour l’avoir vraiment pour moi, et je l’ai terminé le jeudi matin, j’étais bouleversée!

Cette histoire n’est pas un énième récit sur la Seconde guerre mondiale, même si bien sûr nous sommes dans le sujet. Dans ce livre, Sebastien Spitzer nous place juste à côté d’une action terrible, poétique, tragique, authentique, vraie. Celle de Magda Goebbels, considérée comme la Première dame du IIIème Reich, à défaut d’en avoir une avec Hitler. Elle est froide, sans sentiments, sans compassion, elle fait les choses car elle doit les faire, la vie qu’elle mène, elle l’a choisi, elle voulait être quelqu’un. Pourtant, ses choix mèneront à sa perte, et à la chute du IIIème Reich, même si elle n’en ai pas tout à fait à l’origine.

Cette femme est le contre-point de l’histoire, elle est complémentaire au récit parallèle de ce sac que nous suivons et qui va passer de mains en mains, et semble transporter quelque chose d’essentiel, des lettres, des preuves, des cris de vie et de survie.

Sebastien Spitzer a l’art de transformer les horreurs de la Guerre, en récit ultra poétique et juste. J’ai pris un plaisir fou à lire ce livre, à suivre ces personnages, ses victimes qui fuient leur pays, se découvrent des liens entre eux, des histoires communes. Fella, Judah, Ava sont des personnages tellement attachants, c’est incroyable le pouvoir des mots qu’utilise l’auteur pour valoriser chaque personnage, chaque instant de vie.

Le lien entre ces deux histoires est donc ce sac en cuir, et ces lettres (dont je ne vous révèlerais pas le contenu!) qui explosent à la fin du récit, comme des bombes littéraires à la tronche de tous ceux qui doivent être punis! Ce livre est fort, extrêmement fort, plein d’émotions et de justesse, avec un regard très détaillé et très bien renseigné sur la Seconde Guerre Mondiale, d’un point de vue qui change un peu de d’habitude, puisque Magda Goebbels n’est pas tant citée que ça dans les livres sur cette période (du moins pas à ma connaissance).

« Adolf n’était que ça, un bateleur de foire, un acrobate, fil-de-fériste hirsute, dressé sur ses ergots, capable de jongler d’une main avec la rage et la colère et caresser de l’autre l’humeur et la bonté des femmes, surtout des femmes. »

« Cet homme est pétri de vices. Il est capable d’en désigner un autre, ce soir, si le blizzard persiste. L’esprit du Mal existe ma fille. Il est entré dans ce camp. J’ai vu son visage. Sa couleur. Ce sont les hommes d’Hitler. Ses clones aryens. Tellement plus d’hommes que nous autres qu’ils sont devenus les prédateurs. Des loups pour l’homme, comme dans le Leviathan. »

Pour être honnête, mon livre contient 11 post-it… Et encore je me suis retenue! J’aurais voulu redécouvrir ce livre après l’avoir fini, et le lire infiniment jusqu’à ce que la poésie de l’auteur se grave dans ma mémoire…

 

Conclusion

Lisez-le LISEZ-LE!!!!!!!!

 

=> 5/5

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7 réflexions sur “Ces rêves qu’on piétine

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