Seule en sa demeure

Titre: Seule en sa demeure

Autrice: Cécile Coulon

Editions L’iconoclaste, 334 pages

Résumé

« Le domaine Marchère lui apparaîtrait comme un paysage après la brume. Jamais elle n’aurait vu un lieu pareil, jamais elle n’aurait pensé y vivre. »

C’est un mariage arrangé comme il en existait tant au XIXème siècle. À dix-huit ans, Aimée se plie au charme froid d’un riche propriétaire du Jura. Mais très vite, elle se heurte à ses silences et découvre avec effroi que sa première épouse est morte peu de temps après les noces. Tout devient menaçant, les murs hantés, les cris d’oiseaux la nuit, l’emprise d’Henria la servante.
Jusqu’au jour où apparaît Emeline. Le domaine se transforme alors en un théâtre de non dits, de désirs et de secrets enchâssés, « car ici les âmes enterrent leurs fautes sous les feuilles et les branches, dans la terre et les ronces, et cela pour des siècles. »

Mon avis

Merci à Julie de L’iconoclaste pour l’envoi de ce livre.

C’était la première fois que je rencontrais l’écriture de Cécile Coulon dont j’avais entendu beaucoup de bien. Je comprends maintenant pourquoi.

Je ne veux pas essayer de vous résumer cette histoire (lisez plus haut si vous souhaitez). J’aimerais surtout vous parler de son ambiance. Cécile Coulon nous enfermé avec elle dans un huis clos ouvert sur une demeure et une famille bien étrange . Le domaine Machère dont le propriétaire est Candre referme bien des secrets. Et c’est ce que découvrira peu à peu sa femme, Aimée, à ses risques et périls.

J ai été totalement fascinée par cette histoire. Happée, dévorée, envahie par la brume Machère qui vous avale tout entier…

Il y a indéniablement du Rebecca dans ce roman. Du Menderley. L’autrice réussit à installer une tension qui monte tout au long du livre pour rendre le lecteur accro, et ça fonctionne.

La plume est superbe. Extrêmement travaillée, poétique, juste et émotive, j ai été subjuguée.

Les personnages sont assez bien développés et en même temps par trop, pour ne pas trop en savoir et laisser un peu de mystère. Là aussi ça fonctionne. Cécile Coulon nous propose une structure particulière à son roman sans le placer dans un temps précis, je le situerais vers 1850-1900 mais je ne suis pas sûre…

Le personnage de Candre est mystérieux, presque dangereux, presque fantomatique, bancal, et Aimée sa femme n’arrive même pas à le cerner. La bonne, Henria, qui a élevé Candre comme son fils, semble elle aussi cacher bien des choses. Et que dire du fils d’Henria, Angelin, jeune homme discret et timide…

Bref vous l’aurez compris nous sommes dans un roman très énigmatique où le lecteur est presque aussi perdu qu’Aimée. Nous allons donc découvrir avec elle le domaine Machère au long des 300 pages du livre. Nous y rencontrerons un autre personnage, mais je ne vous parlerai pas car je veux vous laisser moi aussi un peu de mystère…

Conclusion

Un coup de cœur… évidemment!

2 commentaires

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