Chroniques express

La cité de feu de Kate Mosse, 736 pages

France, 1562. Les tensions entre catholiques et protestants s’exacerbent, le royaume se déchire. Le prince de Condé et le duc de Guise se livrent un combat sans merci. Les huguenots sont persécutés, les massacres se succèdent. À Carcassonne, Marguerite Joubert, la fille d’un libraire catholique, fait la connaissance de Piet, un protestant converti dont la vie en danger. Alors que la violence commence à se déchaîner dans la région, le couple se retrouve bientôt au centre d’un vaste complot, lié à une sainte relique. Leur quête va les mener vers une ancienne forteresse, où sommeille un secret enterré depuis des décennies.

Ce livre n’était absolument pas prévu mais Alexia et Estelle m’ont convaincue de le sortir de ma PAL non officielle (je l’avais reçu en service presse mais n’avais vraiment pas l’intention de le lire tout de suite). J’aime les romans historiques, mais Carcassonne en 1562, je n’y connais absolument rien!!! Et pourtant j’ai été assez séduite par la plume de l’autrice. le livre se dévore j’avoue, même si j’ai mis un mois pour le lire car Alexia l’avait découpé et j’ai suivi chaque semaine ce découpage, je pense que j’aurais pu le dévorer en moins d’une semaine.

Suivre Minou et Piet m’a vraiment plu. Les guerres de religion sont très floues pour moi, et pourtant ici c’est amené de façon assez subtil et très compréhensible pour une lectrice comme moi qui n’y connais pas grand chose. Je ne pense pas lire la suite car encore une fois ce n’est pas prévu! ^^ Le roman s’achève pour moi comme s’il avait été un one shot, mais je comprends que beaucoup veuillent découvrir sa suite!

Lettre d’une inconnue de Stefan Zweig, 93 pages

Un amour total, passionnel, désintéressé, tapi dans l’ombre, n’attendant rien en retour que de pouvoir le confesser. Une blessure vive, la perte d’un enfant, symbole de cet amour que le temps n’a su effacer ni entamer. Une déclaration fanatique, fiévreuse, pleine de tendresse et de folie. La voix d’une femme qui se meurt doucement, sans s’apitoyer sur elle-même, tout entière tournée vers celui qu’elle admire plus que tout. Avec Lettre d’une inconnue Stefan Zweig pousse plus loin encore l’analyse du sentiment amoureux et de ses ravages, en nous offrant un cri déchirant d’une profonde humanité. Ici nulle confusion des sentiments : la passion est absolue, sans concession, si pure qu’elle touche au sublime.

Vous connaissez mon amour pour Zweig, donc je ne vais pas me répéter. Ce texte est superbe. Cette lettre d’une femme a un homme est construite remarquablement. La plume est magnifique et l’histoire est tragique. C’est celle d’un amour innocent, mais terriblement toxique… Mais alors qui a tort ou raison? Cette femme aurait pu vivre heureuse sans cet homme, mais la curiosité, le destin, la maladresse, la folie, l’amour tout simplement, en ont décidé autrement.

J’ai été totalement subjuguée par ce texte et ne peux que vous le recommander cent fois!

Le pavillon d’or de Yukio Mishima, 376 pages

Que la Beauté puisse exister et le jeune moine s’en trouverait irrémédiablement exclu. Mais la soudaine et commune fragilité qui l’unit au Pavillon d’Or, alors que retentit au loin le bruit des bombes, scelle son destin au temple sacré. La quête de cette ultime communion, en commettant l’irréparable, constitue sa secrète destinée. Bègue et sans beauté, il est en apparence réservé et taciturne ; le mal et la laideur sont les hôtes de son âme. Le pendant de sa souffrance physique est un ego démesuré et tyrannique qui le pousse à croire à sa mission tragique et exemplaire : atteindre le « coeur même du mal » et anéantir le sacré d’entre les sacrés par un acte de « pure abolition ».

Après ces deux belles lectures, il fallait que je contrebalance… Mishima me faisait peur, et honnêtement je n’y retournerai pas tout de suite. La plume de l’auteur est vraiment très poétique, c’est indéniable. Mais quelle lenteur, quelle inaction… Bien sûr les descriptions sont superbes, mais il me manquait vraiment une histoire au final. Je suis dure je sais. Mais clairement, je ne me suis pas attachée au personnage principal et c’est un gros point noir pour moi, car tout tourne autour de lui.

On y trouve beaucoup de poésie donc, beaucoup de philosophie. une comparaison entre le Beau et le Laid, entre le Petit et le Grand, et il faut savoir parfois lire entre les lignes pour profiter pleinement du récit il me semble.

Cette lecture s’est faite avec deux autres personnes donc j’ai pu poursuivre ma lecture, mais je pense que j’aurais abandonné sinon… Lorsqu’on m’a expliqué la finalité de ce livre, j’ai compris, je voulais en savoir plus. Mais je n’arrivais tout de même pas à accrocher plus que ça, alors je l’avoue, je l’ai fini en diagonale. Je pense que c’est un livre qu’il faut livre en connaissance de cause, en sachant qu’il va prendre tout son temps, et que le lecteur devra prendre tout son temps. Je ne l’avais pas. Mais pourquoi pas relire du Mishima. Bien sûr. Mais pas cette année ^^

Manger Bambi, de Caroline de Mulder, 208 pages.

Bambi, quinze ans bientôt seize, est décidée à sortir de la misère. Avec ses amies, elle a trouvé un filon : les sites de sugardating qui mettent en contact des jeunes filles pauvres avec des messieurs plus âgés désireux d’entretenir une protégée. Bambi se pose en proie parfaite.
Mais Bambi n’aime pas flirter ni séduire, encore moins céder. Ce qu’on ne lui donne pas gratis, elle le prend de force. Et dans un monde où on refuse aux femmes jusqu’à l’idée de la violence, Bambi rend les coups. Même ceux qu’on ne lui a pas donnés.

Je ne m’attendais pas à ça. Pourtant cela ne m’a pas plu. Et oui, j’avais lu un roman sur ce genre de violence, ce langage cru, vulgaire, ces jeunes filles qui crachent sur leurs vies et celles de certains hommes. Alors celui-ci ne m’a pas tellement accaparé. Je sais qu’il plaira mais sûrement pas à tous.

J’ai été déçue car je n’ai pas trouvé le véritable fil conducteur. C’était parfois trop brouillon pour moi. Alors, je pense que c’est voulu mais cela n’a pas fonctionné. J’avais peut-être besoin de contrebalancer avec une plume plus travaillée. Et même Bambi et ses copines marqueront les esprits, je les ai trouvé assez creuses au final.

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