Le Mal-épris

Titre: Le Mal-épris

Autrice: Bénédicte Soymier

Editions Calmann Levy, 336 pages

Résumé

Paul est amer. Son travail est ennuyeux, il vit seul et envie la beauté des autres. Nourrie de ses blessures, sa rancune gonfle, se mue en rage. Contre le sort, contre l’amour, contre les femmes.
Par dépit, il jette son dévolu sur l’une de ses collègues. Angélique est vulnérable. Elle élève seule son petit garçon, tire le diable par la queue et traîne le souvenir d’une adolescence douloureuse.
Paul s’engouffre bientôt dans ses failles. Jusqu’au jour où tout bascule. Il explose.
Une radiographie percutante de la violence, à travers l’histoire d’un homme pris dans sa spirale et d’une femme qui tente d’y échapper.

Mon avis

Le Mal-épris
Le mal est pris.
Le mâle a pris.
Le mal appris…
Un roman noir en littérature blanche. Pas besoin de morts ni de vicères, tout est dit.
Les mots percutent.
L’histoire file.
Les personnages se décrivent et Paul s’immisce dans notre vie.

Paul, travaille à la poste. Il n’est pas beau, plutôt banal. Vit par procuration et a besoin de ne pas être seul. Son esprit doit être occupé.
Par une femme.
Mylène. Angélique. Émilie sa sœur. Les femmes sont présentes et il les détruit. Il a le mal en lui.


La plume de Benedicte Soymier est comme de la dentelle. Et quand on s’en approche on se rend compte que ses mots tissent une toile d’araignée de laquelle on ne peut s’échapper. J’ai été totalement happée par ce livre dévoré en un jour. J’ai été mal… hyper mal. Parce que ce qui percute ce n’est pas (que) la violence mais c’est la réalité. Ce qui se passe derrière les portes de certains appartements, des maisons, des vies simples, parfaites. Puis qui dérapent, grincent. Des vies qui cognent, qui ont besoin de laisser sortir quelque chose de mauvais, irréparable même en s’excusant mille fois.

J’ai vraiment adoré ce roman, ces phrases courtes, Paul cet être si particulier. On le déteste et pourtant on s’y attache, c’est paradoxal.


J’ai encore une petite nausée en écrivant cette chronique car je sais que ce texte reflète une vérité et que Paul reste là même quand on referme ce roman.
Puissant. À lire. Absolument.

Conclusion

Une caresse/claque qui vous attrape et ne vous lâche pas jusqu’à la fin. Caresse par la plume si fine, claque par l’histoire violente. Un roman nécessaire, à lire absolument!

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