Douze ans, sept mois et onze jours

douze ans sept mois

 

Titre: Douze ans, sept mois et onze jours

Auteur: Lorris Murail

Editions PKJ poche, 256 pages

 

Résumé

Une cabane perdue dans les forêts du Maine. C’est là que Walden est abandonné par son père. À partir de maintenant, le garçon va devoir se débrouiller pour survivre dans les bois. Avec pour seule richesse quelques boîtes de conserve, un livre de Thoreau et une carabine. À la fin de chaque journée, Walden note son âge sur une écorce de rondin. Douze ans, sept mois et quatre jours, au moment ou commence son apprentissage pour le moins étrange…

 

Mon avis

J’avais ce livre dans ma PAL depuis le SMEP 2018, il était temps que je l’en sorte non?

Dès le départ j’ai tout de suite pensé à Thoreau et à King. Thoreau, d’autant qu’il est clairement cité en référence puisque le personnage principal s’appelant Walden, son père lui rappelle en explication que son nom n’a pas été choisi par hasard…

King parce qu’ayant lu il y a très longtemps La petite fille qui aimait Tom Gordon, j’ai tout de suite retrouvé les forêts du Maine et le côté fan de baseball dont je me rappelais dans ce livre.

Pourtant, on s’en éloigne peu à peu pour arriver à un roman jeunesse très bien écrit, surprenant mais parfois un peu lourd.

Walden est donc un garçon de douze ans, et dont le père va décider d’en faire un homme et de le laisser quelques jours en forêt…. comme ça, tranquille… bah oui tant qu’à faire autant y aller carrément! Brutal non?

Nous allons donc suivre Walden durant ces quelques jours, totalement perdu d’abord, puis faisant la rencontre de certaines personnes parfois un peu louches. C’est à partir de là qu’il m’a manqué certains éléments, descriptifs, puis caractéristiques de personnages. J’aurais voulu un peu plus d’explication sur eux, sur leur vie, sur l’ambiance qui les entoure, mais je me suis dit, ok nous sommes dans du jeunesse, c’est peut-être fait exprès, mais tout de même…

Dans une seconde partie, nous suivons Jack, le père de Walden, et nous entrons dans le roman par une autre porte, nous avons un autre point de vue, plus sombre, un peu plus fou, celui du père. J’avoue que cette partie était intéressante mais parfois un peu confuse, et je n’ai pas tout compris je crois…

Je me suis attachée à Walden, ce bonhomme un peu paumé qui n’en a rien à fiche du baseball même si son père voudrait qu’il devienne un grand joueur, qui n’est pas trop habile de ses mains et préfère jouer au Rummikub, mais en forêt ça ne lui servira pas des masses.

J’aurais voulu passer un peu plus de temps avec lui, ses peurs, découvrir avec ses yeux la Nature et ses angoisses de petit garçon de douze ans. Il m’a manqué un peu plus de relief.

Néanmoins, je suis contente de l’avoir lu et d’avoir enfin découvert la plume de Lorris Murail que je connais bien, et que j’avoue être assez fouillée, drôle et subtile.

 

Conclusion

Ce roman vaut le coup c’est sûr, même si il manquera un peu de relief pour ses personnages, L’idée est vraiment intéressante, les ambiances plutôt bien retranscrites quoique pas encore assez creusées pour moi, et l’histoire du point de vue du père fait parfois froid dans le dos. Jusqu’à la révélation finale assez inattendue. À lire!

 

2 commentaires

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s