Cadavre exquis

Cadavre exquis

 

Titre: Cadavre exquis

Autrice: Agustina Bazterrica

Editions Flammarion, 292 pages

 

Résumé

Un virus a fait disparaître la quasi-totalité des animaux de la surface de la Terre. Pour pallier la pénurie de viande, des scientifiques ont créé une nouvelle race, à partir de génomes humains, qui servira de bétail pour la consommation. Ce roman est l’histoire d’un homme qui travaille dans un abattoir et ressent un beau jour un trouble pour une femelle de « première génération » reçue en cadeau. Or, tout contact inapproprié avec ce qui est considéré comme un animal d’élevage est passible de la peine de mort. À l’insu de tous, il va peu à peu la traiter comme un être humain.

 

Mon avis

Troisième lecture pour#MarsAuFéminin, aaaah que ce livre m’a fait réfléchir! Il a fait pas mal de bruit à sa sortie et j’avais trouvé le propos extra, je l’avais donc acheté en septembre, mais j’ai attendu que la vague retombe un peu.

Nous sommes dans une dystopie….. vraiment?…. Pourquoi pas, pourtant, à l’heure actuelle, à l’heure des vegan et autre anti-viande, ce livre résonne fort dans la société! Nous sommes pourtant ici dans une fiction.

Marcos Tejo est notre personnage principal. Il travaille aux abattoirs. Il vit seul. On ne connais son nom que tard dans le roman. Ça n’a pas d’importance. Ce qui importe c’est la performance de l’autrice.

Je ne vais pas vous résumer le livre plus que ça car en fait on s’en fiche. Lisez ce livre en vous disant que vous allez lire une histoire sur un monde un peu proche de nous, qui aurait fait voter une loi pour que le cannibalisme soit légal. Voilà. C’est tout ce que vous avez besoin de savoir.

Maintenant, je vais vous parler de la forme de ce livre, si particulière, car en écrivant cette chronique je me rends compte à quel point l’autrice est fortiche!

Le roman est écrit au présent, avec des phrases plutôt courte, qui laissent peu de place à l’émotion. Le personnage principal est présenté à 90% du temps comme « Il », ce qui met une certaine distance entre lui et le lecteur. On ne le connait pas vraiment car il n’est pas vraiment décrit. Son travail il le fait presque en mode automatique, et nous aussi lecteur, nous sommes en mode automatique en lisant ce livre. Alors vous allez me dire « mais c’est nul, il faut ressentir des choses quand on lit un livre, bonnes ou mauvaises ». Oui mais là, justement, c’est parce que l’on ne ressent rien que ce bouquin est puissant.

Alors au début, on est un peu révoltés par le propos du bouquin, puis au fur et à mesure s’installe une certaines neutralité face à la gravité et à l’impensable de la situation. Et puis la fin arrive. Alors oui bien sûr il s’est passé des choses. Marcos est devenu un peu « humain » lorsqu’il fait la rencontre d’une femme… un peu spéciale… et oui, leur relation va évoluer, mais peut importe ce qui arrive aux personnages car le relief de ce livre vient du style de l’autrice et de la forme de ce bouquin.

J’ai encore pas mal de choses à dire par rapport à ce livre mais je ne les dirai pas car je veux que vous le découvriez. Et je ne vais pas faire de conclusion car ce livre n’en a pas vraiment, même si la dernière phrase est presque drôle, ironique et bien choisie. Je pense qu’il faut lire ce livre car « l’homme est un animal domestique, c’est pourquoi il est à ce point corrompu. » (Georg Christoph Lichtenberg)

3 commentaires

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