De pierre et d’os

De pierre et d'os

Titre: De pierre et d’os

Autrice: Bérangère Cournut

Editions Le Tripode, 219 pages

 

Résumé

Dans ce monde des confins, une nuit, une fracture de la banquise sépare une jeune femme inuit de sa famille. Uqsuralik se voit livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. Elle n’a d’autre solution pour survivre que d’avancer, trouver un refuge. Commence ainsi pour elle, dans des conditions extrêmes, le chemin d’une quête qui, au-delà des vastitudes de l’espace arctique, va lui révéler son monde intérieur.

 

Mon avis

J’ai attendu que la vague d’avis positifs sur ce livre retombe un peu pour me lancer dedans. J’avais lu et beaucoup aimé Née contente à Oraibi et je n’attendais pas grand chose de celui-ci, juste de me laisser porter.

Nous sommes immédiatement pris dans l’action avec cette famille séparée par une banquise qui se fracture. Assez vite, Uqsuralik se retrouve seule, face à la rudesse de la nature, et doit se débrouiller pour survivre.

La récit à la première personne et au présent est très immersif, et l’on sent une urgence de la jeune fille confrontée au froid polaire dans lequel elle a grandi, mais qui n’est pas le même depuis que sa famille n’est plus là. Elle va devoir se trouver une nouvelle communauté, en lien avec ses coutumes, puis découvrir de nouvelles mœurs, et peut-être fonder elle-même une famille.

Bérangère Cournut est une fois de plus extrêmement bien renseignée sur cette communauté. Dans Née contente à Oraibi il s’agissait de Hopi, ici ce sont les Inuits, ces chasseurs nomades qui vivent dans le grand froid. J’ai été ravie d’en apprendre plus sur cette communauté.

Uqsuralik vit des choses souvent très dures et l’on se rend compte que sa vie est semée d’obstacles avant de parvenir à un certain confort, mais il lui faut passer par ces épreuves et elle va se construire à partir de ça.

Le récit est ponctué de chants, souvent très touchant. On sent les liens entre les membres de la communauté. Le chant est aussi utilisé pour dénoncer des fautes, ou bien se faire pardonner, s’expliquer. Il est essentiel.

 

Conclusion

J’ai été très touchée par ce récit, sûrement autant voire peut-être un peu plus que le précédent. Bérangère Cournut réussi à nous immerger dans cette culture Inuit en créant ce personnage si attachant qui va rayonner tout au long de l’histoire et va nous servit de fil conducteur pour découvrir cette communauté au final peu connue. Un très beau livre!

3 commentaires

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