American Psycho

american psycho

 

Titre: American Psycho

Auteur: Bret Easton Ellis

Editions 10/18, 544 pages

 

Résumé

Patrick Bateman, 26 ans, flamboyant golden-boy de Wall Street, fréquente les endroits où il faut se montrer, sniffe quotidiennement sa ligne de coke, et surtout ne se pose aucune question. Parfait yuppie des années quatre-vingt, le jour il consomme. Mais la nuit, métamorphosé en serial killer, il tue, viole, égorge, tronçonne, décapite.

Portrait lucide et froid d’une Amérique autosatisfaite où l’argent, la corruption et la violence règnent en maîtres…

 

Mon avis

Attention, ce livre est choquant, violent, ignoble et Bateman est le personnage le plus pourri que j’ai lu dans un roman je pense… Il n’est pas à mettre entre toutes les mains.

Patrick Bateman travaille à Wall Street. Ses passe-temps favoris? Discuter avec ses collègues de la mode à New York, aller dans les derniers bars branchés dépenser des billets par dizaines, se droguer, et accessoirement, tuer, torturer, violer…

Ellis provoque le lecteur avec ce personnage. Jusqu’où peut-on aller? À quel point la société new-yorkaise peut transformer quelqu’un? À partir de quand, entre-t-on dans la folie meurtrière?

Ce livre est une sacré critique de la société « bling-bling », de ceux qui la font et la défont à coup de hache, sans jugement, sans empathie. Tout le monde y passe, les SDF, les homos, les femmes n’en parlons pas… Personne n’est épargné et je trouve que c’est ça qui fait la force de ce roman, ça tranche dans le vif pour marquer le lecteur, le secouer, lui dire « Hey, tu vois ce que j’en fais de ton monde parfait et des apparences? » .

Je comprends parfaitement que ce livre puisse choquer, c’est le but! L’auteur a eu les c***** d’écrire et de décrire la société new yorkaise des années 80 du côté de ceux qui brassent des millions en bossant à Wall Street. Ça pue le fric, le sexe et la drogue. Alors pourquoi s’infliger une telle violence me direz-vous? Et bien parce qu’en prenant ce livre avec du recul, au troisième degré, il prend un autre sens. Bateman devient quelqu’un d’autre. D’ailleurs ce nom, franchement… Bateman, Batman, homme le jour, héros la nuit… Salaryman le jour et meurtrier la nuit… mais quelle nuit? Quelle est cette nuit? Et si elle n’était que dans son imagination abreuvée par les grammes de coke dans le sang?… Ah, vous voyez, je vous l’avais dit, lorsqu’on se dit ça, le livre prend une autre dimension….

J’ai ri en lisant ce bouquin. Si je vous promets, certaines scènes sont franchement drôles! C’est cynique à souhait, et Bateman, lorsqu’on commence à le cibler, devient assez caustique. Quel homme censé prendrait du plaisir à violer et torturer une femme, et ensuite se dire « merde je vais être à la bourre à mon rendez-vous de 18h »? Aucun, et c’est pour ça que Bateman est vraiment quelqu’un d’incroyablement inhumain

La plume d’Ellis, et bien je ne peux pas trop la définir dans ce livre car c’est surtout la violence et le sexe qui prônent, le style est plutôt cinématographique, et en m’étant renseigné un peu, c’est le but. Ellis veut que les dialogues qu’il écrit soit dans le vif du sujet, réalistes, qu’on imagine tout de suite la situation. Alors, ça peut paraître un peu brouillon, mais l’effet est là.

 

Conclusion

Pour lire American Psycho il faut s’accrocher à ses pompes et à ses intestins, je le conçois. Et Ellis a sûrement créé un des personnages les plus affreux de la littérature, mais prenez du recul et posez-vous les bonnes questions. Ne digérez pas ce livre, prenez-le temps de l’analyser… Bonne lecture 🙂

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