Une petite fille privilégiée

une petite fille

 

Titre: Une petite fille privilégiée

Auteure: Francine Christophe

Editions Pocket, 212 pages

 

Résumé

« Je fus une petite fille privilégiée, parce que mon père avait été prisonnier.Et, aussi curieux que cela paraisse, c’est ce qui me sauva la vie… »

« Bergen-Belsen, j’en reviens, cinquante ans que j’attendais ce moment-là! Lorsque j’ai franchi la grille, quelque chose m’a arrêtée tout net: les oiseaux… ça chantait partout… On me demande s’il n’y avait pas d’oiseaux dans les camps. Je ne sais pas. Peut-être qu’il y en avait, mais on ne le voyait pas, on ne les entendait pas, parce qu’on voyait et on entendait bien autre chose. A Bergen, maintenant, les oiseaux chantent partout. »

 

Mon avis

Ce livre est constitué de bribes de souvenirs écrit par son autrice dès l’âge de douze ans. Nous sommes donc plutôt dans un devoir de mémoire. Et que c’est beau… si tant est que l’on peut dire cela de ce sujet…

Et voilà, encore un coup de cœur pour un récit sur la Seconde Guerre Mondiale et les camps. Pourtant j’en ai lu pas mal, mais c’est vrai que celui-ci restera longtemps dans ma mémoire. Francine Christophe a été dans le camp de Bergen-Belsen, en Allemagne lorsqu’elle avait à peine huit ans. Tout ce qu’elle nous raconte, elle l’a vécu. L’angoisse d’une petite fille qui ne veut pas être séparée de sa mère, la douleur, la souffrance, la peur, la faim, la maladie, tout ici est poignant parce qu’il est réel.

Le récit est mise en page sous forme de courts paragraphes. Comme une sorte d’urgence de poser sur la feuille des souvenirs de peur qu’ils ne s’effacent. C’est écrit au présent. On se rend compte de tout ce qu’à vécue Francine lorsqu’elle était enfant au fur et à mesure que le récit avance. Car elle a traversé pas mal de camp avant d’arriver à Bergen-Belsen: La Rochefoucald, Angoulême, Poitiers, Drancy, Pithiviers et Beaune-la-Rolande. Tous ne sont pas des camps de concentration, mais tous sont redoutables pour qui y passe.

On ressent toute l’émotion de cette petite fille privilégiée, privilégiée car son père était un prisonnier de guerre, est donc protégée par la convention de Genève, et c’est ce qui lui a sauvé la vie. Je ne vous en dirai pas plus car il faut que vous lisiez ce livre. il est très court et poignant.

 

Conclusion

J’en ai lu beaucoup, mais ce livre est terrifiant, cruel, vrai, très triste mais très beau. Les témoignages sur la Seconde Guerre Mondiale sont à lire absolument, pour le devoir de mémoire. Surtout quand ici il est raconté par une femme enfermée dans les camps alors qu’elle n’était qu’une enfant. C’est bouleversant mais nécessaire!

6 commentaires

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s