Les derniers jours de Stefan Zweig

Les derniers jours de Stefan Zweig

Titre: Les derniers jours de Stefan Zweig

Auteur: Laurent Seksik

Editions J’ai Lu, 182 pages

Résumé

Le 22 février 1942, exilé à Pétropolis, Stefan Zweig met fin à ses jours avec sa femme, Lotte. Le geste désespéré du grand humaniste n’a cessé, depuis, de fasciner et d’émouvoir. Mêlant le réel et la fiction, ce roman restitue les six derniers mois d’une vie, de la nostalgie des fastes de Vienne à l’appel des ténèbres. Après la fuite d’Autriche, après l’Angleterre et les Etats-Unis, le couple croit fouler au Brésil une terre d’avenir. Mais l’épouvante de la guerre emportera les deux êtres dans la tourmente – Lotte, éprise jusqu’au sacrifice ultime, et Zweig, inconsolable témoin, vagabond de l’absolu.

 

Mon avis

Vous le savez sûrement déjà, je suis une grande fan de la plume de Zweig. J’ai déjà lu pas mal de ses livres et je souhaite en lire encore d’autres. Lorsque j’ai acheté ce livre au SMEP l’an dernier, je savais que j’allais l’apprécier. Ça été le cas, plutôt deux fois qu’une!

Zweig était un amoureux de l’Europe, de son pays Vienne, de littérature, du monde, un fou des mots mais un homme profondément triste et inconsolable lors de la montée du nazisme, c’est d’ailleurs pour cela qu’il décida de se suicider. Dans ce livre, nous découvrons ses derniers jours, ce qui l’a poussé à faire cela, comme un grand élan nostalgique, terriblement poignant.

Les mots de Laurent Seksik sont sublimes et mettent en lumière tout la personne de Zweig. Je n’en revenais pas. Chaque phrase est un délice pour les amoureux de littérature, et on ressent énormément d’émotion tout au long de ce court récit. Cette lecture a été un immense coup de cœur et un coup au cœur également, car ayant lu Le monde d’hier de Zweig, je savais que le nazisme l’avait détruit, au sens propre comme au figuré, et je connaissais sa fin tragique. Lire ici ses derniers jours, c’est comme rentrer dans sa maison et découvrir toute la tristesse de cet homme ravagé. C’est aussi découvrir sa femme Lotte, dévouée à son mari, et au travers de laquelle le lecteur comprendra certaines facettes de l’auteur.

J’ai adoré ce livre. Je ne peux que vous le conseiller cent fois si vous aimez Zweig. Si vous ne l’avez pas encore lu, alors commencez par quelques livres ou nouvelles, puis lisez Le monde d’hier, dernier de ses livres, sorte d’autobiographie merveilleusement bien écrite. Puis finissez par celui-ci, et vous découvrirez totalement cet auteur, indémodable, qui malgré sûrement de grands défauts, avait l’art de manier les mots, les émotions, et dont la fin marquera chaque lecteur de ce petit livre.

 

Conclusion

Qu’est-ce que vous faites encore ici?? Allez lire du Zweig!!

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s