L’échappée douce + Interview

L'échappée douce

 

Titre: L’échappée douce

Auteure: Laurence Couquiaud

Editions Mazarine, 251 pages

 

Résumé

Claire et Callum sont d’âges et de mondes différents. Tout semble les séparer. Pourtant, ils se rencontrent le temps d’une parenthèse inattendue. Savourant cette échappée douce loin de sa famille, Claire va entraîner Callum à la découverte des lieux cachés de Paris : leurs vies, leurs maux du passé vont se révéler au fil de leur déambulation, faisant naître une attirance mutuelle. Jusqu’au point de bascule.

Entre les palpitations d’un nouvel amour et la quiétude d’une vie qui s’est reconstruite, entre remords et regrets, y a-t-il pour Claire un bon choix ?

Et vous, que feriez-vous à sa place ?

 

Mon avis

Merci à Mazarine, et Laurence Couquiaud pour l’envoi de ce livre.

L’été dernier j’avais adoré le premier roman de Laurence Couquiaud, La mémoire sous les vagues, découvert totalement par hasard et qui m’avait séduite. Lorsque l’autrice m’a contacté pour m’envoyer son nouveau livre j’ai dit oui sans hésiter!

Direction Paris pour cette histoire. Celle d’une rencontre improbable entre Claire et Callum. Claire va remplacer sa nièce lors d’un séjour gagné pour rencontrer Callum qui est acteur (et qui m’a un peu fait penser à un acteur de Game Of Thrones pourquoi pas!), mais elle n’a absolument aucune idée de qui il est. Cette rencontre va donner lieu à un certain nombre de questions du côté de Claire et va perturber les deux personnages. Au fur et à mesure, ils vont se découvrir des points communs, des amis communs également, et ce week-end va prendre une tournure un peu différente que celle prévue.

J’ai beaucoup aimé ce roman. C’est une vraie bulle dans Paris, avec Claire et Callum avec lesquels nous allons déambuler aux détours des rues parisiennes. Je crois que cette rencontre est un prétexte pour découvrir Paris avec légèreté, et nos personnages qui se révèlent à nous. Claire est fragile, même si elle est mariée et mère, elle va douter, de sa vie, de son couple, elle a besoin et envie de cette escapade au fond d’elle. Claire et Callum sont comme deux enfants qui auraient échappé au regard de leurs parents et où tout est possible.

La rencontre est superbement bien décrite. Le lecteur sent l’émotion de cette proximité interdite entre Claire et Callum. Les effleurements, les interdits, les regards croisés, Laurence Couquiaud nous plonge au cœur de ce récit et nous dépose nous aussi au cœur de cette histoire. L’écriture est douce et authentique, la lecture est très agréable et le livre se lit tout seul.

J’ai adoré découvrir cette histoire, étant très attachée à Paris j’ai eu plaisir à retrouver des lieux que je connais et avoir envie d’en découvrir d’autres.

J’ai trouvé la fin très appropriée, assez inattendue, comme l’est ce livre, et c’était très agréable de sentir ce final arriver, doucement.

 

Conclusion

C’est une très belle parenthèse de lecture que nous offre Laurence Couquiaud et Claire et Callum sont des personnages très attachants bien que différents. C’est timide, fragile, interdit et diablement efficace. Et les descriptions des lieux parisiens sont vraiment agréables. Cette lecture est donc une très belle découverte!

 

J’ai eu la possibilité d’interviewé Laurence Couquiaud, voici ses réponses à mes questions.

1. Comment avez-vous eu l’idée de ce roman?
Je tournais autour d’idées de nouvelles, d’histoires courtes autour de rencontres improbables, où le hasard est facétieux, dont une tirée de ma propre jeunesse comme déclencheur. Et puis, les accidents de la vie en ont décidé autrement. Dans une période sombre, j’ai retrouvé un camarade d’études que je n’avais pas revu depuis notre diplôme, quelques décennies auparavant. Il a une une parole charmante, bienveillante, sans arrière-pensée de me séduire, je pense, mais qui m’a réveillée. J’ai envisagé alors ce que réellement signifiaient l’engagement, la fidélité, la passion amoureuse, les choix. Je ne suis pas Claire, il n’est pas Callum, mais il y a eu une étincelle qui a suffit à m’interroger et imaginer le brasier qu’elle pouvait allumer.
2. L’échappée douce est très différent de La mémoire sous les vagues, vous réussissez à nous transporter dans deux univers très éloignés mais tous les deux passionnants, aimez-vous changer totalement de lieu pour chaque livre?
En effet, pour moi chaque roman est l’occasion d’explorer un nouveau temps, un nouveau lieu, un nouveau mode d’écriture même. Il y a toujours quelques écheveaux, même ténus, dans le fil de la narration, en lien avec des épisodes vécus. Mes deux romans sont certes très différents mais ont en commun d’avoir une trame historique assez présente. J’aime plonger dans cet univers, lire, explorer, étudier, m’en repaître, vivre dedans pendant les mois où je bâtis mon récit. Dans La mémoire sous les vagues, le Japon, mon pays de cœur, où j’ai vécu et pour lequel celui-ci a saigné lors de la tragédie du 11 mars 2011, m’a complètement habitée. Je « connaissais » déjà certains de mes personnages puisque je me suis inspirée d’artistes réels. Pour L’échappée douce, j’ai vécu des mois avec Claire et Callum, comme un fantôme entre eux, à redécouvrir Paris. Et pour mon prochain roman, je remonte le temps et la pile de mes livres de recherches est en train de déborder de l’étagère, comme celle, virtuelle, des onglets enregistrés dans mon moteur de recherche!
3. Le roman nous fait découvrir beaucoup de lieux parisiens, quelles ont été vos recherches pour cette « traversée de Paris? »
Dans mes souvenirs avant tout, car j’ai beaucoup arpenté les rues de Paris, avec un carnet de croquis ou un appareil photo. Notre professeur d’architecture nous envoyait, après des recherches sur cadastre, débusquer les cours intérieures, traversantes, des villas bucoliques, le Paris village et plutôt ancien, dont souvent il ne reste que quelques vestiges, comme à Montmartre. Il y a mille endroits que j’aime, que j’aurais eu envie de faire découvrir, mais pour le partager avec le lecteur, il me fallait choisir des lieux pas trop obscures et inconnus, qu’ils étaient susceptibles de connaître ou au moins en avoir entendu parler. Ce sont des lieux que j’affectionne particulièrement, où j’ai vécu quelque chose, une rencontre, une émotion, une découverte. Ce n’est pas un roman réservé aux Parisiens, loin de là. Dans toutes les villes où je vais, j’adore lire l’histoire qui se cache derrière les murs, le développement de l’urbanisme, pourquoi tels choix plutôt que d’autres. L’histoire des rues, des villes, est indissociable de celle de ses habitants et révèle beaucoup de sa population. Et il y a les jardins aussi, représentés p
4. La relation entre Claire et Callum est particulière, instable. Vous êtes-vous inspirée de personnages de romans ou de livre particuliers pour donner vie à cette relation?
Je ne dirais pas que leur relation est instable. Déstabilisante plutôt.Pour l’inspiration, oui et non. Je n’ai pas été puiser dans un ou plusieurs ouvrages pour construire Callum et Claire, bien qu’ils soient sans doute nourris de tous ceux croisés au fil des milliers de pages lues. Je m’inspire avant tout de la vie et des « vrais gens ».
5. Avez-vous déjà des idées pour un prochain roman?
Je suis même bien avancée dans l’écriture.
Merci Laurence de vous être prêtée au jeu 🙂
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