Le glas de l’innocence

le glas de l'innocence

 

Titre: Le glas de l’innocence

Auteur: Cyril Carrere

Editions Le Lys Bleu, 356 pages

 

Résumé

Okinawa, 1993 – Un jeune garçon subit au quotidien les accès de violence de son père. Au plus fort d’une enfance chaotique et solitaire, il noue une amitié solide avec une camarade de classe. Mais l’horreur l’attend au tournant…
Tokyo, 2017 – Une série de meurtres dans le quartier cossu de Meguro place l’inspecteur Alex Nakayama dans une situation désespérée. Son excentrique, mais talentueux assistant Hayato Ishida le supplée et va apprendre à ses dépens que les masques de la société japonaise renferment parfois de lourds secrets… Entre déni et suspicion, le cauchemar ne fait que commencer.

 

Mon avis

Je remercie l’auteur pour l’envoi de ce livre.

Des polars, j’en lis beaucoup. Mais des polars qui se passent au Japon, rarement. J’ai donc dit oui à Cyril Carrere quand il m’a proposé de m’envoyer son livre!

Nous oscillons entre deux époques, les années 90 et aujourd’hui, dans un Japon très réaliste. La partie se passant aujourd’hui nous raconte une suite d’événements ayant pour lien des meurtres. La police japonaise est sur le coup et leur inspecteur, Alex Nakayama va se retrouver dans une situation inhabituelle qu’il aurait préféré éviter.

Nous suivons en parallèle une histoire se déroulant dans les années 90 dans le sud du Japon où Ken vit une enfance torturée, malgré une amitié qui va naître, le malaise est bien présent et tout cela ne s’arrangera pas…

Cyril Carrere est un français vivant au Japon depuis plusieurs années, son ressenti sur la société japonaise est donc plutôt fondée et on le ressent dans le récit. C’est authentique, très réaliste, même si il a été difficile pour moi d’imaginer que ces flics avaient des états d’âmes, car les japonais sont plutôt connus pour être peu démonstratifs.

J’avoue avoir préféré la partie à Okinawa, je ne sais pas pourquoi, j’ai eu l’impression de me retrouver dans un drama un peu bancal, grinçant, avec de la violence et des non-dits, et cela m’a plu. Mais ça ne veut pas dire que l’autre partie n’est pas aussi intéressante, au contraire. L’enquête est fouillée, les retournements de situation sont maîtrisés et la surprise est bien là à la fin.

Le style de l’auteur est incisif, direct, pas de chichi. Les descriptions sont efficaces et le scénario tient la route. Pourtant je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. Cela est peut-être justement dû au fait que les japonais mettent de la distance avec les autres, mais ça ne m’a pas dérangé.

J’ai beaucoup aimé la montée en puissance de la vie de Ken et de ses malheurs, cela donnait du rythme à la lecture, d’autant que ces passages sont alternés avec la partie actuelle et je n’avais qu’une envie, savoir ce qui allait se passer dans la vie de ce pauvre garçon.

Je reste sur une note vraiment positive de ce livre, mais ce n’est pas un coup de coeur car j’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs lors de l’enquête. Cela vient peut-être du fait que l’auteur nous installe un rythme qui s’accélère à Okinawa, alors qu’à Tokyo le rythme est différent, mais c’est juste mon ressenti. Ça reste dans l’ensemble une bonne lecture.

 

Conclusion

Une enquête au Japon ce n’est pas commun, et dans Le glas de l’innocence, l’auteur nous en livre une plutôt corsée. Le style est efficace, le changement d’époque aussi, et malgré des personnages peu attachants selon moi, l’histoire réussira parfaitement à vous tenir en haleine!

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