Que les étoiles contemplent mes larmes

Shelley-Quel-les-etoiles

 

Titre: Que les étoiles contemplent mes larmes

Auteure: Mary Shelley

Editions Finitude, 262 pages

 

Résumé

Italie, été 1822. Le poète Percy Shelley traverse le golfe de Livourne à bord de l’Ariel, un petit voilier qu’il vient d’acheter. La mer est agitée, fait chavirer l’embarcation et emporte le jeune écrivain. Sa veuve, Mary Shelley, auteur du mystérieux Frankenstein, n’a pas encore vingt-cinq ans.
La douleur soudaine, brutale, anéantit la jeune femme qui entame alors l’écriture d’un journal, son Journal d’affliction, qu’elle tiendra jusqu’en 1844. C’est une œuvre bouleversante, élégiaque et exaltée, écrite par une femme brisée qui consigne au jour le jour les souvenirs de son amour, sa souffrance et sa solitude. Ces pages, mi-journal de deuil mi-lettres d’amour, sont parmi les plus belles de la littérature romantique.

Mon avis

Je crois que jamais je n’ai vu de plus beau titre de livre que celui-ci. Voilà, c’est dit, je suis tombée folle amoureuse de ce titre et de cet objet, pour ensuite tomber amoureuse de la plume si mélancolique de Mary Shelley. J’ai eu envie de lire du Chateaubriand, de me promener le long d’une plage, les cheveux au vent, par une météo sombre et grise, avec en musique de fond une nocturne de Chopin… Voilà, histoire que vous voyiez un peu mon ressenti lors de ce livre, et le vôtre si vous devez le lire! 🙂

Aaaaaaah!!! Mary, ma pauvre Mary, quelle vie pourrie tu as eue!!! Nous connaissons tous le livre Frankenstein, écrit par Mary Shelley, mais nous ne connaissons pas forcément sa vie. Pour vous la faire courte, elle a perdu son mari et trois de ses quatre enfants. Voilà voilà. Ce livre est son journal d’affliction (déf: Tristesse profonde, abattement à la suite d’un grave revers.), et elle va nous livrer toutes ses larmes, toute sa peine, son chagrin, inconsolable à la perte de son mari et de ses enfants. Il n’y a plus aucun espoir, sa vie est sombre et triste à jamais. Elle veut mourir, et elle le dit de nombreuses fois.

Soyons clairs, il ne faut pas avoir le cafard quand on lit ce livre, car cela ne va pas aller en s’arrangeant! La première partie est très sombre, on sent que Mary Shelley a besoin de vider son sac, et c’est nous, lecteurs, qui allons tout prendre en pleine tête.

Cette affliction, elle va s’en nourrir, plonger dedans la tête la première, comme si elle avait besoin d’atteindre un degré de mélancolie plus bas que terre, pour pouvoir en ressurgir ensuite. Mais il va falloir beaucoup de temps, plusieurs années même. Alors au départ, on peut trouver ça lent et long. Oui, c’est vrai il ne se passe pas grand chose dans sa vie, mais peu à peu, elle va retrouver… le sourire! Si, si, je vous jure, elle est heureuse! Mais bon, ne rêvons pas, il faudra des années comme je vous l’ai dit.

Cette plume… Quelle beauté. Je me suis arrêté de nombreuses fois dans ma lecture pour relire certaines phrases. C’est tellement beau, et extrêmement bien traduit. Oui, certains passages sont assez répétitifs (elle dit très souvent le mot affliction, parfois toutes les deux pages), mais les tournures de phrases sont tellement belles…

Je tiens également à souligner le travail de titans fait en bas de pages. Énormément de notes sont mises en bas de pages pour donner pleins d’indications sur sa vie, son passé et la vie de son époux et de sa famille. Aussi, en fin de livre, nous retrouvons le Journal d’une âme en peine, de Constance Lacroix, qui nous explique un peu plus en détail la vie privée et publique de l’auteure. Bref, ce livre est une excellente amorce pour découvrir Mary Shelley, empli de mélancolie certes, mais avec une plume magistrale.

 

Conclusion

Je conseille ce livre à tous ceux qui souhaitent découvrir la vie de Mary Shelley avec ses propres mots. Une vie terrible, un livre absolument époustouflant, sombre, mélancolique, qui montre l’auteure de Frankenstein sous un nouveau jour.

Publicités

3 réflexions sur “Que les étoiles contemplent mes larmes

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s