Désert solitaire

désert solitaire

Titre: Désert solitaire

Auteur: Edward Abbey

Editions Gallmeister, 347 pages

 

Résumé

Peu de livres ont autant déchainé les passions que celui que vous tenez entre les mains. Publié pour la première fois en 1968, Désert solitaire est en effet de ces rares livres dont on peut affirmer sans exagérer qu’il « changeait les vies » comme l’écrit Doug Peacock.
À la fin des années 1950, Edward Abbey travaille deux saisons comme ranger dans le parc national des Arches, en plein cœur du désert de l’Utah. Lorsqu’il y retourne, une dizaine d’années plus tard, il constate avec effroi que le progrès est aussi passé par là.

 

Mon avis

J’aime bien le nature writing, pour peu qu’il soit bien écrit, on est tout de suite plongé dans un pays fascinant, à la nature envoûtante, aux paysages infinis, aux rêves presque accessibles. Celui-ci est un classique du genre. Publié à la fin des années soixante, Désert solitaire nous raconte l’histoire de l’auteur, Edward Abbey, qui va travailler durant six mois dans les rocheuses américaines, en Utah.

Ouaaah quelle grosse claque! Déjà, en 1950, l’auteur râle sur les touristes qui ne sortent pas de leur voitures, de ces pollueurs qui dénaturent ces beaux paysages. Je me suis dit « Mon dieu, si il voyait l’état de la Nature aujourd’hui… ». Tout au long du livre, nous allons découvrir sa vie de ranger des Arches des États-Unis, son quotidien, sa passion pour cette nature immense, j’ai beaucoup aimé ce livre. J’ai adoré la manière dont l’auteur fournit des arguments de taille pour lutter contre la « dénaturisation » des parcs nationaux, le danger qui arrive de voir ces zones s’envahir de touristes.

« Il y aura aussi d’autres lecteurs, je l’espère, qui partageront mon présupposé fondamental selon lequel la nature sauvage constitue une partie essentielle de la civilisation, et que c’est le premier devoir du système des parcs nationaux que de le préserver absolument intact le peu qu’il en reste. »

Abbey veut remettre au travail les rangers, qui restent à ne rien faire toute la journée, et sauver ce beau patrimoine!

« Ils sont censés être des rangers: qu’ils fassent les rangers; bottons-leur le train pour qu’ils quittent leurs bureaux climatisés surchauffés, (…) et faisons-les travailler sur les sentiers, là où ils devraient être »

Et nous sommes dans les années 50!!! Si il savait… si il savait qui est au pouvoir aux États-Unis maintenant, et si il savait toute la surconsommation de masse qui s’est installée aujourd’hui…. le pauvre, il doit se retourner dans sa tombe!

Mon livre est rempli de post-it (12 exactement!), tellement de passages essentiels, qui font réfléchir! J’ai un peu moins aimé les passages plus long, sur les péripéties qui arrivent à l’auteur, à cause d’un cheval mystérieux, une grotte ensevelie… Même si ces passages sont très beaux et bien décrit, j’ai préféré ceux aux allures de nature sauvage. Mais il nous parle aussi des Indiens, ce peuple qui malgré eux vont se retrouver au centre de cette mondialisation non désirée.

Cependant, ce livre reste un très bel hymne à la Nature et aux paysages de l’ouest américain, et il donne très envie de les visiter!

 

Conclusion

Désert solitaire est un formidable classique de nature writing qu’il faudra mettre entre toutes les mains, une vrai bouffée d’air, et aussi une critique de la société américaine des années 50. Un livre qui fait réfléchir!

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2 réflexions sur “Désert solitaire

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