Le lilas ne refleurit qu’après un hiver rigoureux

les lilas

Titre: Le lilas ne refleurit qu’après un hiver rigoureux
Auteure: Martha Hall Kelly
Editions Charleston, 561 pages

Résumé

À New York, Caroline Ferriday travaille au consulat français. Mais lorsque les armées hitlériennes envahissent la Pologne en septembre 1939, c’est tout son quotidien qui va être bouleversé. De l’autre côté de l’océan, Kasia Kuzmerick, une adolescente polonaise, laisse de côté son enfance pour travailler dans la résistance
et faire passer des messages. Mais la moindre erreur peut être fatale. Pour l’ambitieuse Herta Oberheuser, médecin allemand, la proposition que lui fait le gouvernement SS va lui permettre d’enfin montrer toutes
ses capacités. Mais une fois embauchée, elle va se retrouver sous la domination des hommes…
La vie de ses trois femmes va se retrouver liée à jamais lorsque Kasia est envoyée à Ravensbrück, le tristement célèbre camp de concentration pour femmes. À travers les continents, de New York à Paris, de l’Allemagne à la
Pologne, Caroline et Kasia vont tout tenter pour que l’Histoire n’oublie jamais les atrocités commises.

Mon avis

Existe-t-il un mot plus fort que parfait? Incroyable? Poignant? Tragique? Passionnant? Je ne sais pas, mais ce livre est une bombe littéraire à mettre entre absolument toutes les mains!

Je viens de le refermer et je n’ai qu’une envie, le relire immédiatement. je ne veux plus quitter Kasia et Caroline (bon, un peu moins Herta j’avoue…), je ne veux plus lire autre chose que leurs histoires, leurs vies, leurs souvenirs.

Je ne vous résumerai pas le livre, car le paragraphe du dessus le fait très bien. Mais j’aimerais vous parler de ces trois femmes. Leur destin va se croiser, s’entremêler, se déchirer, se façonner au fur et à mesure de l’histoire. Elles sont toutes les trois extrêmement attachantes, même Herta, pauvre Herta qui voulait être un peu plus que simple dermatologue mais ne le pouvait pas parce qu’elle était une femme… Kasia, la polonaise qui va voir sa vie détruite dans le camp de Ravensbrück, Caroline, l’américaine au coeur fragile même si elle le cache, qui fera son possible pour aider les autres…

Ces femmes, aussi fortes et fragiles soient-elles, ont existé… Du moins pour Caroline et Herta, ce sont des femmes réelles, leur histoire l’est aussi. Et même si Kasia est inventée, le lecteur saura en faire un personnage d’un grand réalisme.

Le livre s’étale de 1939 à 1959, vingt années dures durant lesquelles la Guerre est racontée de façon terrible et vraie. Nous ne suivons pas seulement Caroline, Kasia et Herta durant la Seconde Guerre Mondiale, mais nous continuons à vivre avec elle APRÈS, et c’est aussi cela la force du roman. L’auteure aurait pu choisir de libérer ses personnages en même temps que les camps, que la France, mais non, elle décide de continuer à les faire vivre après la Guerre. Comment revivre d’ailleurs? Comment se reconstruire, fonder une famille? Car le bourdonnement incessant des bombes est encore là, la vision des « Lapins » de laboratoire de Ravensbrück est là, le souvenir de la faim, du froid, de la maladie, de la mort, restera à jamais dans leur mémoire…

À la fin du livre, Martha Hall Kelly nous oriente vers plusieurs livres écrits sur les « Lapins » de Ravensbrück, dont Si c’est une femme: Vie et mort à Ravensbrück, paru en 2016, et je pense que je vais le lire. J’aime beaucoup lire des témoignages sur la Seconde Guerre Mondiale, c’est une période cruciale qui mérite qu’on s’y intéresse tout au long de sa vie, car après nos grand-parents, il n’y aura plus personne pour nous la raconter, à part les livres et les documentaires. Et ce livre-ci mérite à 200% qu’on le lise, car non seulement il est très bien écrit, se lit tout seul, nous fait passer par mille émotions, mais est aussi très bien renseigné!

Conclusion

Vous avez encore besoin d’arguments?…. Sérieusement?…. 😉

4 commentaires

  1. Merci pour cette chronique qui me conforte dans l’idée qu’il me faut ce livre. 🙂 J’apprécie les livres traitant de la Seconde Guerre Mondiale, car à chaque fois que l’on ferme ce genre de livres, on n’en sort pas indemnes, et il me semble qu’il est important de les lire. Car tout comme toi, je me dis qu’après il n’y aura plus personne pour nous en parler. Et surtout, il ne faut pas oublier cette sombre partie de l’Histoire. Bonne journée

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