Les Misérables, version abrégée

Les misérables

 

Titre: Les Misérables, version abrégée

Auteur: Victor Hugo

Edition Le Livre de poche, 340 pages

 

Résumé

Le destin de Jean Valjean, forçat échappé du bagne, est bouleversé par sa rencontre avec Fantine. Mourante et sans le sou, celle-ci lui demande de prendre soin de Cosette, sa fille confiée aux Thénardier. Ce couple d’aubergistes, malhonnête et sans scrupules, exploitent la fillette jusqu’à ce que Jean Valjean tienne sa promesse et l’adopte. Cosette devient alors sa raison de vivre. Mais son passé le rattrape et l’inspecteur Javert le traque.

 

Mon avis

Je n’ai jamais été réticente aux classiques, j’aime d’ailleurs à la folie Zola. Mais Victor Hugo m’était encore assez méconnu. J’avais lu Le dernier jour d’un condamné, que j’avais trouvé très beau, et j’avais écouté Notre-Dame de Paris que j’avais adoré! Pourtant, Les Misérables me faisait peur. Cet énorme pavé me semblait insurmontable. Alors quand j’ai vu sa version abrégée, je me suis dit « Pourquoi pas! » et je me suis donc lancé dans cette petite lecture avec Ludivine (dont vous pouvez retrouvé la chronique par ici!)

Je ne m’attendais pas à autant d’affection pour les personnages de ce roman. Tout le monde connaît l’histoire de Cosette recueillie par Jean Valjean, lui-même en cavale et poursuivit par l’inspecteur Javert. Mais les mots de Victor Hugo sont tellement réels pour décrire les choses que l’on est tout de suite touché par l’histoire de Fanette, puis Cosette, et de Jean Valjean qui se fait passer maintes fois pour quelqu’un d’autre, et qui a un coeur grand comme ça.

L’auteur aime jouer avec ses personnages et leurs noms, et plusieurs fois dans le roman, nous nous perdons avec ces différentes identités. j’imagine que dans la version originale, l’histoire est plus complexe et plus détaillée et cette volonté de mélanger les noms et de perdre le lecteur dure plus longtemps.

J’ai été surprise par le personnage si emblématique de Gavroche, qui au final n’apparait que peu dans le livre. Et j’ai découvert aussi Marius que je ne connaissait pas du tout. Sur fond d’émeute parisienne de 1832, nous découvrons une action perpétuelle, et une course poursuite de Jean Valjean, de Marius, des Tanardier.

La force de ce livre est sans doute le caractère des personnages. Jean Valjean, sorti de dix-neuf ans de bagne, parti de rien, et qui donne tout ce qu’il possède. Cosette, cette pauvre petite qui n’a rien demandé et vit une vie misérable avec les Tenardier, Marius, le rebelle, révolutionnaire, ambitieux qui tombe fou amoureux de Cosette. Bref, cette histoire a tellement de rebondissement que l’on ne voit pas les pages défiler.

Je n’ai pas fait attention à la dernière page du roman, si bien que lorsque j’ai tourné la page et … qu’il n’y avait plus rien… je me suis dis, non, ça ne peut pas finir comme ça!! C’était tellement beau, tellement brutal… Comme je suis curieuse, je suis allée voir à la fin de la version originale, et il y a un paragraphe supplémentaire à l’histoire, mais je ne peux pas vous en dire plus, ce serait vous spoiler la fin, même si sûrement certains d’entre vous la connaisse. J’ai remarqué que ce genre d’épilogue est assez similaire à celui de Notre-Dame de Paris, comme pour clore sur quelque chose de mortuaire mais terriblement beau et poétique.

 

Conclusion

Malgré cette version abrégée, Les Misérables est un roman à lire absolument, dans sa version intégrale probablement, en tout cas, je trouve que alternative judicieuse pour découvrir cette histoire, et la plume de Victor Hugo qui est sublime.

 

=> 5/5

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4 réflexions sur “Les Misérables, version abrégée

  1. Yuyine dit :

    Je l’ai aussi lu en version abrégée mais je n’avais pas été aussi enthousiaste que toi… bon comme il s’agissait d’une lecture imposée ça a du jouer sur mon ressenti et je devrais retenter l’aventure une nouvelle fois pour me faire une autre opinion

    Aimé par 1 personne

  2. ninaselivre dit :

    Les Misérables est mon livre préféré les personnages sont tellement puissants, c’est épique, politique, romantique, il y a tout dans les Misérables et la plume de Victor Hugo quoi , la dernière page du livre est ma préférée ❤

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  3. Pingback: Bilan lecture juin
  4. ALittleBitDramatic (@a_dramatic) dit :

    Un magnifique classique. J’ai découvert Les Misérables un peu par hasard et, à ce jour, ce roman est, je crois, mon classique préféré. D’autres tendent à venir le supplanter à la première place, c’est vrai, à commencer par certains Zola… 😉
    Victor Hugo a une maîtrise extraordinaire de son intrigue et un talent indéniable ! ! J’avais beaucoup aimé Notre-Dame de Paris mais Les Misérables est une fresque historique magistrale, prenant corps dans un contexte intéressant et riche, qui nous emporte et ne nous lâche plus. Je suis passée par tout un tas d’émotions durant cette lecture, de l’attendrissement à la révolte et j’ai même parfois été émue aux larmes.
    J’avoue que la très looooongue description de la bataille de Waterloo avait failli avoir raison de moi mais je ne regrette pas d’avoir persévéré.

    Aimé par 1 personne

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