Je m’appelle Birdy

jemappellebirdy

Titre: Je m’appelle Birdy

Auteur: Franco Mannara

Editions Calmann-Levy, 416 pages.

 

Résumé

Paolo, guitariste dans un groupe de rock underground qui vit à la Goutte-d’or, est dans la mouise : il a emprunté des sous à des caïds de son quartier et n’a aucun moyen de les rembourser, malgré leurs menaces de plus en plus violentes. Heureusement, il trouve un plan en or : faire de la filature pour un détective privé. C’est ainsi que Paolo se retrouve à suivre Birdy, toute jeune femme de milieu aisé qui a tout plaqué pour vivre avec un groupe de squatteurs. Sa famille est très inquiète. Paolo découvre avec stupéfaction que Birdy mène une vie encore plus sombre et destructrice qu’il n’y paraît.
En toile de fond, une crise sanitaire explose. Des douzaines de jeunes meurent en revenant de soirée après avoir consommé une nouvelle pilule bleue qui fait fureur.

Mon avis

Je remercie d’abord les Editions Calmann-Levy pour l’envoi de ce livre 🙂

Je viens de refermer le livre. Je suis sonnée. J’ai lu pas mal de polars/thrillers mais des comme ça jamais. C’est cru, c’est froid, c’est crade, ce n’est clairement pas pour tout le monde.

On sent que l’auteur aime le texte, le pouvoir des mots. Les paroles disséminées tout au long du roman donnent un goût amer à cette histoire tragique. Cinquante nuances de Grey peut aller se rhabiller car là, on a affaire à plus que ça, et le pire c’est qu’on se dit que ça existe probablement…

Nous suivons tout d’abord le personnage de Paolo, type un peu paumé sans vrai but, qui a de sérieux problèmes de fric, en lien avec quelques dealers. Sa vie prend un autre sens lorsqu’il se fait embaucher par un certain Vinoval pour un job de détective privé, il doit suivre une jeune femme, Birdy.

Il va, malheureusement pour lui, s’attacher à Birdy, et être embrigader dans une sombre affaire de drogue. Mais attention, on est loin du deal banal, non, Franco Mannara nous entraine dans les bas-fond d’un trafic de pilules beaucoup plus dangereuses que du LSD ou autre, car ici, on retrouve de plus en plus de morts.

J’ai sincèrement trouvé les trois personnages principaux attachants. Tous avec leur passé, leur problèmes, leurs doutes, leurs peurs. J’ai eu peur pour Birdy, je voulais la sauver de cette situation atroce, je voulais prévenir Paolo de faire gaffe à ses fesses, et Ibanez, cet inspecteur un peu trop impliqué dans son boulot de lâcher du leste.

La seule chose qui m’ait un peu dérangée, c’est le lien sexe-religion qui est très présent tout au long du bouquin. Clairement je n’aime pas vraiment associer mes lectures à des propos religieux, cela me laisse de marbre et aurait tendance à me faire fuir. Pourtant, Mannara s’y prend assez bien de ce côté-là car il prend vraiment le temps de nous expliquer cette histoire religieuse un peu malsaine.

Pour un premier roman, Mannara frappe très fort. J’ai eu quelques malaises à certains moments, mais sans pour autant avoir besoin de refermer le livre. J’ai été complètement prise par l’histoire, je n’arrivais plus à lâcher mon bouquin! Pour l’anecdote j’ai commencé quelques pages mercredi soir, j’en ai lu 50 jeudi, et j’ai lu les 250 autres seulement sur mes trajets de vendredi matin et midi!! Addictif!!

 

Conclusion

Je m’appelle Birdy n’est pas à mettre entre toutes les mains, ce livre ne vous laissera pas indifférent et vous risquez de vous en souvenir longtemps, mais il vaut clairement le coup!

 

=> 4,5/5

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5 réflexions sur “Je m’appelle Birdy

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