La voix cachée

La voix cachée

Titre: La voix cachée

Auteure: Parinoush Saniee

Editions Robert Laffont, 378 pages.

Résumé

À quatre ans, Shahaab ne parle toujours pas. Pourquoi ? Personne ne le sait. Protégé par sa mère, Shahaab n’a pas conscience de sa différence et vit heureux. Puis il découvre que tout son entourage, y compris son père, le prend pour un idiot. Son monde de paix et d’harmonie s’écroule. Mais il est petit, il est mutique. Comment faire face à la violence psychologique dont il est victime ? Impuissant à se faire comprendre, submergé par une rage intense, il devient un véritable démon et commet les pires bêtises. Jusqu’à l’arrivée de sa grand-mère qui, en secret, à force d’amour et d’écoute, le délivre de sa colère et lui apprend à communiquer. Une histoire vraie racontée par Shahaab devenu adulte. Deux voix se mêlent et se répondent : celle de Myriam face aux difficultés de son fils, à la dureté de son époux et à la malveillance de sa belle-famille ; celle de l’enfant contraint d’affronter un monde qui lui est hostile.

Mon avis

Je remercie les Editions Robert Laffont pour l’envoi de ce livre.

Je n’ai pas lu La voix cachée tout de suite. D’abord, je l’ai prêté à ma maman, qui l’a lu… en une après-midi. L’ayant adoré, j’ai vite terminer ma lecture pour le commencer. Et quel bonheur de retrouver la plume de Parinoush Saniee. J’avais adoré Le voile de Téhéran qui m’avait bouleversé et appris beaucoup sur le culture iranienne. Ici encore, nous sommes en Iran, et nous suivons Shahaab, un enfant, qui ne parle pas.

La narration alterne entre lui, et sa mère. Ces deux points de vues sont d’autant plus riches pour le roman, qu’il donne au lecteur deux visions du « handicap » de Shahaab. D’un côté, Shahaab, qui ne parle pas volontairement, et le lecteur comprend très vite pourquoi. Et de l’autre, le point de vue d’une mère qui s’inquiète pour son enfant, fait tout pour le comprendre, se remet sans cesse en question, et est cloisonnée dans une famille qui refuse d’admettre que Shahaab n’est pas « débile » ni attardé. Elle le défend de toutes ses forces. J’ai retrouvé dans cette narration, un peu du Voile de Téhéran, cette mère qui donnerait sa vie pour protéger ses enfants.

Le récit de Sahaab est destiné au lecteur, et pas à sa propre famille. Avec ses deux amis imaginaires, il fait des bêtises, et il les fait exprès. Car il a décidé que plus on le traitait comme un imbécile, plus il allait se venger.

Cet enfant est l’innocence même, et a un sens de l’observation très aiguisé. Il est loin d’être bête et il ne comprend pas qu’on ne le comprenne pas. Alors que c’est pourtant simple. Il voudrait simplement existé de la même façon qu’existent son grand frère ou sa petite soeur. Il ne veut plus être mis à l’écart.

Ce roman est fort, intense, prenant et très bien écrit. Encore une fois Parinoush Saniee sait frapper là où ça fait mal, là où l’on réfléchit, où l’on se questionne soi-même. Comment réagirais-je si mon enfant ne parlait pas? Pourquoi? Que se passe-t-il dans la tête de ce petit garçon que personne ne comprend?

 

Conclusion

J’ai adoré ce livre, il pose les questions de l’enfance, des traces que peuvent laisser l’ignorance de certains. Je vous le conseille, foncez-y, les yeux fermés!

 

=> 5/5

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4 réflexions sur “La voix cachée

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