Ces auteures qu’il faut lire

J’ai décidé il y a quelques temps de lire un livre phare d’une auteure féminisme, Virginia Woolf. J’ai donc acheté Une chambre à soi, en me disant que je le lirai lors du mois de mars, pour la Journée internationale de lutte des femmes, pour l’égalité des droits, le 8 mars.

Peu de temps avant, un club de lecture féministe est apparu sur Facebook, créé par Opaline et Tête de litote, et deux petites lectures sur le féminisme sont au programme, Nous sommes tous des féministes de Chimamanda Ngozi Adichie, et « Femme, réveille-toi! » de Olympe de Gouges. Quelle bonne idée alors de lire ces livres avant le Woolf, cela ferait une belle introduction au féminisme!

Je ne suis en aucun cas une spécialiste du genre et je ne donne pas ici de leçon sur le féminisme, les ouvrages que j’ai chroniquer ici de façon concises sont juste mon opinion et mon ressenti 🙂

Voici donc mes petites chroniques sur ces trois livres.

nous-sommes-tous-des-feministes-les-marieuses

Titre: Nous sommes tous des féministes suivi de Les marieuses

Auteure: Chimamanda Ngozi Adichie

Editions Folio, 87 pages

Dans ce petit essai, l’auteure nous explique les droits, ou plutôt les non-droits des femmes, notamment au Nigeria, où la femme est presque invisible aux yeux des hommes. Certes, elle nous prouve avec bons nombres d’exemples que ce n’est pas normal, qu’il faut élever nos fils différemment et nos filles aussi pour qu’il n’y ai pas toutes ces barrières, cependant, je n’ai pas appris énormément car j’étais déjà sensibilisée sur ce sujet. Pas de grande nouveauté donc. Je n’ai pas trouvé non plus que l’auteure incarnait une grande voix du féminisme, mais peut-être que je n’ai pas lu assez de livres dessus, donc je reste neutre sur ça.

Le deuxième récit, Les marieuses, met en lumière le précédent. En effet, nous suivons une jeune femme nigérianne, qui se voit mariée de force à un cousin et qui arrive aux Etats-Unis, et doit se familiariser aux coutumes locales, cuisiner et manger américain, ne plus parler sa langue, et devra même changer de prénom. J’ai préféré ce récit au précédent, peut être parce que le style m’a touché un peu plus, ça me paraissait presque plus concret que la première partie, je ne sais pas pourquoi… 🙂

=> 4/5

femme

Titre: « Femme, réveille-toi! »

Auteure: Olympe De Gouges

Editions Folio, 112 pages

J’ai beaucoup aimé découvrir cette auteure, et me dire qu’à l’époque de la Révolution Française, une femme s’intéressait à la place de la Femme dans la société, et que déjà (surtout à cette époque d’ailleurs) c’était plus que difficile d’être indépendante.

Sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne est très intéressante mais j’avoue que le vocabulaire et les tournures employées étaient un peu complexes à comprendre. Ce n’est pas le genre de livre à lire à la va-vite dans le métro…

Elle parle au nom des femmes, au nom de leur droits et de leur indépendance, interpelle la reine Marie-Antoinette, les hommes politiques. Je ne sais pas d’ailleurs si ces textes ont été pris en compte, et quelle a été la réaction du gouvernement révolutionnaire… Quoique il me semble qu’elle a été décapitée en 1793, je suppose donc qu’elle a dû payée pour avoir « oser » défendre les femmes…:-(

J’aimerais lire une biographie d’elle pour en apprendre plus sur cette femme déterminée, forte et qui est considérée comme une des pionnières du féminisme français.

=> 4/5

Woolf

Titre: Une chambre à soi

Auteure: Virginia Woolf

Editions 10/18, 171 pages.

Ce livre me faisait de l’oeil depuis quelques mois, il est resté dans ma PAL pendant plus de six mois, et je l’ai gardé au chaud jusqu’à aujourd’hui 🙂

Quel ouvrage enrichissant! Virginia Woolf se pose la question de la place des femmes dans la société, et dans la littérature. Elle s’interroge vraiment, et interpelle le lecteur aussi en prenant l’exemple notamment de la soeur de Shakespeare qui n’a pas eu comme son frère, la chance d’étudier, de lire correctement et suffisamment, et qui a été fiancée dans sa vingtième année, pleurant et criant tant le mariage lui faisait horreur. Comment savoir si cette femme avait peut-être le talent de son frère? Mais on ne le saura jamais… sous pretexte que c’était une femme.

Et Woolf cite d’autres exemple encore. Pourquoi d’y a-t-il aucune preuve de la vie des femmes modestes avant le XVIIIème siècle?

« Leur apprenait-on à écrire? Avaient-elles un salon personnel? Combien de femmes avaient-elle des enfants avant leur vingt et unième année? En un mot, que faisaient-elle de huit heures du matin à huit heures du soir? »

J’ai été touchée par ce récit et j’aurais besoin de le relire de temps en temps je pense pour vraiment m’interroger plus longuement sur la question des droits des femmes.

« Les femmes, dans cent ans, auront cessé d’être un sexe protégé. Logiquement, elles participeront à toutes les activités, à tous les emplois qui leur étaient refusés autrefois. La bonne d’enfants portera le charbon. La vendeuse conduira une machine. »

« Enlevez toute protection aux femmes, exposez-les aux mêmes efforts, aux mêmes activités que les hommes, faites-en des soldats, des marins et des mécaniciennes et des docteurs, et les femmes ne mourront-elles pas si vite et si jeunes… »

Cet ouvrage a été publié en 1929. Madame Woolf, si vous étiez encore là, que diriez-vous de la place des femmes aujourd’hui? Bien sûr, énormément de choses ont changées, mais malheureusement, pas partout, et il reste encore tellement à faire avant que les femmes soient considérées de la même façons que les hommes…

=> 5/5

Ces trois ouvrages m’ont permis d’en savoir plus sur le féminisme, mais aussi sur des auteures que je n’avais jamais lu, et cela m’a vraiment donné envie d’en savoir plus sur ces femmes si emblématiques! Je vous recommande ces trois petits livres, et n’importe quand dans l’année, car les Droits des femmes, c’est tous les jours qu’il faut y penser! 🙂

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7 réflexions sur “Ces auteures qu’il faut lire

  1. lecturesdudimanche dit :

    Un de mes collègues m’a dit hier « Je trouve dommageable pour les femmes de faire une journée de la femme. Parce qu’implicitement, ça signifie que tous les autres jours sont les journées des hommes… » Il m’a dit cela sans moquerie. Mais ça m’a fait réfléchir. Il a raison dans le fond… Et ta chronique nous rappelle que ce combat dure depuis la nuit des temps et que pour de nombreuses femmes à travers le monde, la lutte est inégale… Merci pour ton partage!

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  2. Pingback: Bilan lecture mars

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