Gretel and the dark

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Titre: Gretel and the dark

Auteur: Eliza Granville

Mirobole Editions, 440 pages

 

Résumé

Voici la sombre et fascinante histoire de deux mondes parallèles.

Vienne, à la fin du XIXe siècle. Josef Breuer – célèbre psychanalyste – est sur le point d’être confronté au cas le plus énigmatique de sa carrière. Trouvée près d’un asile d’aliénés, maigre, la tête rasée, la jeune fille prétend n’avoir pas de nom, pas de sentiments – d’être, en fait, une machine revenue pour tuer le Monstre. Intrigué, Breuer est déterminé à comprendre les racines de ses maux.

Quelque part en Allemagne, bien des années plus tard. Krysta est une petite fille dont la mère a mis fin à ses jours et qui tyrannise ses gouvernantes et son père, médecin dans un étrange dispensaire… Plongée dans le souvenir des contes de fées que lui racontait sa nounou d’antan, elle lutte pour trouver sa place quand, un matin, on découvre son père mort étranglé dans son lit. Désormais, la petite fille est véritablement seule au monde, sans rien ni personne pour la protéger.

 

Mon avis

Ce livre fait partie de ma PAL pour le Cold Winter Challenge.

Je l’avais gagné grâce à Yuyine, et elle ne m’en avait dit que du bien.

Nous suivons donc deux histoires, chaque chapitre changeant d’époque. Tout d’abord, une introduction, à la frontière du conte de fée, un peu mystérieuse et où ne comprend pas trop où l’auteure veut en venir.

Ce livre est particulier. Il met en avant deux héroïnes, à deux époques différentes, reliées par les contes de fées. Nous passons souvent du rêve éveillé à la réalité et cela peut perturber le lecteur. il faut un certain temps pour s’habituer au jonglage entre les deux époques, mais une fois cette habitude prise, nous rentrons totalement dans l’histoire.

Lilie est une jeune fille retrouvée par le psychanalyste Josef Breuer vers la fin du XIXème siècle. Elle prétend n’être qu’une machine, sans sentiments, mais se dévoilera peu à peu, notamment à Benjamin, l’assistant de Breuer. Lilie nous intrigue, ces propos paraissent incohérents, mais au fur et à mesure de l’histoire, on se rend compte qu’elle ne fait pas tout à fait partie de l’époque où elle vit… Elle viendrait du futur.

En parallèle, nous découvrons l’histoire de Krysta, qui vit au siècle d’après, avec son père, et ses gouvernantes. Le père est médecin, et ils vivent près d’un genre étrange de « zoo », où les animaux seraient des humains…

« Ce n’est pas ce genre de zoo, mademoiselle.

– Celui-ci accueille des bêtes d’une tout autre nature, ajoute l’homme.

– Quelle sorte de bête? je questionne en frappant du pied, mais cela ne fait que relancer leurs ricanements.

– Des animaux humains. »

C’est à partir de ce moment que le lecteur déduira que ce zoo ressemble fortement aux camps de travail de la Seconde Guerre mondiale. Et de ce fait, la lecture prend une autre dimension.

La partie de Krysta étant racontée à la première personne, donne plus de relief à l’histoire. Cette petite fille, en proie aux adultes qui ne la comprenne pas, s’inventent des contes de fées, liés notamment à Hansel et Gretel, à La princesse aux petits pois, mais ces contes, racontée par la jeune fille font un peu grincer des dents. On sent beaucoup de tensions à travers elle, beaucoup de non-dits et un peu trop de perversité vis-à-vis de son oncle Hraben qui lui fait subir des choses absolument affreuses pour nous adultes, mais qui de son point de vue à elle, enfant, paraissent simplement un peu bizarre et pas tout à fait normales…

J’ai adoré le personnage de Krysta, son innocence, et son franc-parler qui font de ce petit bout de jeune fille une héroïne très attachante. J’ai aussi beaucoup aimé Benjamin, l’assistant, et même le domestique, de Josef Breuer, qui devient de plus en plus important au fur et à mesure du roman, et pour le lecteur, et pour Lilie, la jeune fille dont il tombera amoureux.

Je ne peux vous en dévoiler plus, mais sachez que si vous avez des doutes au fur et à mesure de votre lecture, tout devient plus clair à la fin. L’auteure nous immerge dans l’imaginaire de Krysta et Lilie, et leur passion pour les contes de fées, pour décrire un époque difficile, et tragique qu’est celle de la Seconde Guerre Mondiale (pour les chapitres de Krysta). C’est maitrisé, avec un vocabulaire riche et une écriture dense. Je vous conseille d’ailleurs de ne pas trop interrompre votre lecture, surtout vers la fin, pour ne pas perdre le fil 🙂

 

Conclusion

Gretel and the dark est un roman où contes de fées et réalité se cotoient, s’échangent, se combinent, pour perdre un peu le lecteur, mais ouvrir au final des portes vers une histoire très belle.

 

=> 4,5/5

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4 réflexions sur “Gretel and the dark

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