Misery

misery

 

Titre: Misery

Auteur: Stephen King

Editions Livre de Poche, 503 pages

 

Résumé

Misery Chastain est morte. Paul Sheldon l’a tuée avec plaisir. Tout cela est bien normal, puisque Misery Chastain est sa créature, le personnage principal de ses romans. Elle lui a rapporté beaucoup d’argent, mais l’a aussi étouffé : sa mort l’a enfin libéré. Maintenant, il peut écrire un nouveau livre.
Un accident de voiture le laisse paralysé aux mains d’Annie Wilkes, l’infirmière qui le soigne chez elle. Une infirmière parfaite qui adore ses livres mais ne lui pardonne pas d’avoir fait mourir Misery Chastain. Alors, cloué dans sa chaise roulante, Paul Sheldon fait revivre Misery. Il n’a pas le choix…

 

Mon avis

J’ai lu ce roman dans le cadre du Club de lecture Stephen King.

Qu’il est bon de lire un bon Stephen King. Alors oui, je ne suis pas très objective le concernant car j’adore son style depuis de nombreuses années, mais je sais reconnaître un livre un peu plus décevant qu’un autre… Et celui-ci est…. parfait!

Dès le début de ce roman, on est complètement porté par la plume de Stephen King. Les premières lignes sont floues, le lecteur se sent comme sous l’eau, avec les oreilles bouchées. Puis peu à peu, l’histoire prend vie.

Ce roman est un huis clos, dont la tension va monter petit à petit.

On s’attachera tout de suite au personnage de Paul Sheldon, victime handicapée de la terrible Annie Wilkes, une infirmière qui le retient chez elle. C’est un vrai martyr et on a peur pour lui, et mal aussi. Car Annie n’est pas seulement une infirmière psychopathe, c’est aussi une folle à lier sadique qui a un sacré passé, dont elle garde les différents trophées dans un album.

Comment tenir en haleine le lecteur sur 500 pages, avec seulement deux personnages, et un seul lieu? Et bien, en ajoutant un élément essentiel, l’écriture. En effet, Paul Sheldon est écrivain, et son bourreau est sa plus grande fan. Oui mais voilà, elle ne supporte pas que son auteur favori se soit permis de tuer son héroïne, Misery, lors de son dernier roman.

Annie Wilkes va donc, tout naturellement, demander à Paul, de réécrire son livre.

Tout au long du roman, on se rend compte à quel point l’écriture est maîtrisée, King nous plonge dans cette maison, tout ce qu’il y a de plus banal, pour finalement nous enfermer nous aussi dans cette chambre où Paul va vivre les pires souffrances que l’on peut imaginer.

Car oui, Annie est complètement folle. Elle a ses moments d’absences, que le lecteur prendra comme des éléments essentiels du livre, puisqu’ils seront développés en temps voulu. Cette infirmière un peu…. okay, très instable, ferait tout pour faire plaisir à son auteur préféré, mais il ne faut pas la prendre pour une imbécile. Elle peut avoir l’air un peu bourrue et « biscornouille » au premier abord, mais détrompez-vous, elle est cruelle à souhait!

Sans vous en dévoiler trop, sachez que ce roman est assez sanglant, et que l’adaptation cinématographique est plutôt soft, mais respecte assez bien le livre.

Paul va donc s’atteler à l’écriture de ce nouveau roman, pour plaire à Annie, et gare à ses pattes (c’est le cas de le dire) si il ne respecte pas ses conditions. Misery ne doit pas mourir, mais elle ne doit pas non plus ressusciter dans des circonstances trop aberrantes. Va commencer à partir de là, un roman dans le roman. Paul va devoir trouver comment satisfaire son « infirmière préférée », et il va se remettre constamment en question. Recherchant dans son passé, dans ses propres peurs, il va se construire en tant qu’auteur.

Je me suis posée la question, et si Paul n’avait pas été séquestré comme il l’a été, aurait-il pu être tout de même un auteur différent? Si cet accident n’avait pas eu lieu, si ses blessures n’avaient pas existées, se serait-il remis en question? En somme, le roman de Paul va-t-il peut-être devenir, « grâce » à Annie, le meilleur de toute sa vie?…

L’instrument sur lequel Misery reprendra vie, est une vieille machine à écrire de la marque Royal, sur laquelle il manque la lettre « n ». Ce support va devenir un élément central du livre, car c’est grâce à cette Royal que Paul Sheldon va nous livrer son roman. Tout au long du livre, le lecteur aura donc le plaisir de découvrir lui aussi, la nouvelle histoire de Misery.

Au fur et à mesure du roman, Paul et Ducky Daddles (nom qu’il donne à la machine) seront étroitement liés… Lui perdra une partie de lui-même, et la machine, une lettre… Cette « amputation » va aller crescendo jusqu’à ce qu’au final, Paul termine son roman à la main…

« Nous nous débrouillons Ducky Daddles et moi. Je la déteste, mais j’ai l’impression qu’elle me le rend bien; je me dis que nous sommes à égalité. »

King est tellement juste dans sa manière de faire vivre cette machine à travers Paul, c’est absolument génial.

Je me demandais vraiment comment allait finir ce roman…. Pas celui de Paul, celui de King évidemment… Et bien là encore, l’auteur ne m’a pas déçue et il nous offre une fin explosive!

 

Conclusion

Misery est un roman sanglant, aux personnages forts et très bien développés. Une fois encore, Stephen King a su me convaincre qu’il maîtrise totalement le sujet de l’écriture et de la blessure physique et psychologique.  Non d’une biscornouille, Stephen, tu es doué!

 

=> 5/5

 

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4 réflexions sur “Misery

  1. Loeil2luciole dit :

    Ah qu’est-ce que j’aime ce roman ! La folie, le sadisme humain. C’est tellement bien décrit ! Je l’ai commencé hier soir. Je l’ai lu l’année dernière et je m’en souviens encore bien mais c’est agréable de redécouvrir cette captivité et de retrouver la merveilleuse plume de King !

    J'aime

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