Le chant du rossignol

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Titre: Le chant du rossignol

Auteur: Kristin Hannah

Editions Michel Lafon, 525 pages

 

Résumé

France, 1939. Dans le village de Carriveau dans la Loire, Vianne Mauriac fait ses adieux à son mari qui part au front et se retrouve seule avec sa fille. Elle ne peut imaginer que les nazis vont envahir le pays. Pourtant, lorsqu’un capitaine allemand réquisitionne sa maison, elle est forcée d’accueillir un officier sous son toit. Et fait le choix de protéger sa fille avant la liberté de son pays… Sa sœur Isabelle, décide de partir vivre à Paris, le jour de l’entrée des Allemands dans la ville. Impétueuse et pleine d’idéaux, elle s’engage très vite dans la Résistance sous le nom de code  » Le Rossignol  » et fait régulièrement passer des aviateurs anglais en Espagne. Deux sœurs, deux destins et deux façons de survivre à la guerre et à l’envahisseur.
Mon avis
J’ai lu ce livre en lecture commune avec Sandy du blog Je ne sais point lire

Il existe beaucoup de livres historiques qui traitent de la Seconde Guerre Mondiale, très souvent bien écrits, très bien renseignés et qui laisse un beau souvenir. Alors oubliez-les tous, et lisez celui-ci!! Ce bouquin est une vraie pépite, c’est incroyable.

Vianne et Isabelle sont deux soeurs au caractère très différents. Vianne, posée, calme, a épousé Antoine et ils ont eu une fille Sophie. Mais tout s’écroule lorsque Antoine est appelé pour aller au front. Isabelle, beaucoup plus caractérielle va prendre très à coeur la capitulation de la France face à l’Allemagne, et décidera de participer à la Résistance en entendant l’appel de De Gaulle le 18 juin 1940.

Le livre est raconté à deux époques différentes, durant la guerre entre 1939 et 1945, et en 1995. Cette partie nous est racontée au présent, par, on s’en doute vite, une des deux soeurs. Mais laquelle?… Le lecteur la saura à la fin du livre. J’ai aimé ce récit présent seulement à la fin du livre car il prend tout son sens. On retourne environ quatre ou cinq fois dans le présent, ce qui nous permet une respiration au milieu des atrocités de la guerre que vivent Vianne et Isabelle.

Les détails décrit avec tant de précision par l’auteure, nous font entrer totalement dans l’histoire. J’ai été bouleversé de vivre véritablement la guerre avec Vianne et Isabelle.

Les personnages vont traverser chaque période, que nous lecteurs connaissons car la Seconde Guerre Mondiale est assez ancrée dans notre culture. De la capitulation de la France en 1940, à la Libération, en passant par la rafle du Vel d’Hiv’, et les camps de concentration, tout va nous être fidèlement raconter par Kristin Hannah.

Je me suis d’ailleurs rendue compte qu’il était complètement insensé, mais en même temps terriblement vrai, que les gens à l’époque avaient plus confiance en Pétain, héros de la Première Guerre Mondiale, qu’en De Gaulle, qui n’était qu’un militaire, et dont on se méfiait beaucoup plus. Hélas, pour en avoir parlé à ma grand-mère, les Français étaient effectivement beaucoup moins sensible à De Gaulle qu’à Pétain.

Les personnages de Vianne et Isabelle ne peuvent être qu’attachantes. Elles jouent chacune un rôle durant cette guerre, et même si c’est probablement Isabelle que l’Histoire retiendra le plus, Vianne va, malgré elle, sauver beaucoup d’enfants juifs et laisser également une très belle trace dans cette guerre, et cette Résistance.

Car la Resistance est très au centre du livre. Isabelle, dès l’Appel du Général de Gaulle, décide de s’engager et de ne pas baisser les bras face aux Allemands. Tout s’organise, et le lecteur est au coeur de la distribution de tracts, de l’accueil des soldats américains, de…. non, je ne dis rien car je veux vraiment que tout le monde lise ce livre!!

Vianna, de son côté est contrainte d’héberger un soldat allemand qui, comble du malheur, va s’avérer être… gentil, poli et courtois. La vie chez Vianne en est encore plus difficile. Sa fille Sophie et elle vive la dureté de la guerre, le froid, la faim, les tickets de rationnement qui au final ne servent pas à grand chose puisque les Allemands gardent énormément de nourriture pour eux, coupent l’eau et le chauffage…

À plusieurs reprises, les deux soeurs se retrouvent, et de part leurs caractères, vont se déchirer à chaque fois. Leur père est également au centre de leur histoire. Ce père si absent lorsque d’Isabelle était enfant, si dur avec ses filles, qui malgré tout, ferait tout ce qui est en son pouvoir pour les protéger. Mais là encore, je n’en dit pas plus…

La fin est absolument sublime. Le présent de 1995 rejoint le passé de 1945, les conséquences de la guerre qui a laissé beaucoup de séquelles. Rien n’est laissé au hasard et j’ai été très touchée durant tout le récit, et encore plus à la fin de ce livre.

 

Conclusion

Je crois que vous l’aurez compris, ce livre est à lire ABSOLUMENT!! Une plume parfaite, fluide, des descriptions précises, des personnages profonds et pleins d’émotions, Le chant du rossignol fait officiellement partie de mon top 3 de 2016 et mon top 6 des meilleurs livres que j’ai lus de ma vie!

 

Bonus

J’apprends en fouillant sur le net que Le chant du rossignol est un poème symphonique que Stravinsky adaptera en 1917 pour les Ballets russes de Diaghilev… Je me coucherai moins bête ce soir, et vous aussi, sauf si vous le saviez déjà, dans ce cas-là, vous avez toute mon estime 🙂

 

=> 5/5 Coup de coeur!

 

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8 réflexions sur “Le chant du rossignol

  1. Sandy dit :

    Très contente d’avoir découvert ce roman avec toi 😀
    Tout comme toi, ce roman fait désormais parti de mes romans préférés et j’avoue que c’est dur de lire autre chose derrière ! J’en ai d’ailleurs parlé à une collègue qui veut que je lui prête ^^

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  2. Pleack dit :

    Coucou Florence !
    Ravi que cette lecture vous ait ravie Sandy et toi ! Un peu déçu de ne pas avoir pu la faire avec vous ^^
    Je lirai le livre courant Janvier. Ta chronique est bonne et reflète bien la qualité du roman.
    Et pour Stravinsky je le savais ^^. Ayant étudié les ballets russes et ce compositeur étant au centre de ce phénomène que j’adore (avec le danseur Nijinsky), c’était naturel de savoir. D’ailleurs si tu dois en voir deux, je te conseillerai Le sacre du printemps et Petrouchka.
    Bisous !

    J'aime

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