Sur les chemins noirs

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Titre: Sur les chemins noirs

Auteur: Sylvain Tesson

Edition Gallimard, 144 pages

 

Résumé

«Il m’aura fallu courir le monde et tomber d’un toit pour saisir que je disposais là, sous mes yeux, dans un pays si proche dont j’ignorais les replis, d’un réseau de chemins campagnards ouverts sur le mystère, baignés de pur silence, miraculeusement vides. La vie me laissait une chance, il était donc grand temps de traverser la France à pied sur mes chemins noirs. Là, personne ne vous indique ni comment vous tenir, ni quoi penser, ni même la direction à prendre.» Sylvain Tesson.

 

Mon avis

J’avais découvert Tesson avec Dans les forêts de Sibérie, il y a quelques mois et j’avais été très touchée par sa plume si poétique.

Il y a deux ans, l’écrivain-voyageur a fait une chute de huit mètres, et s’est promis de traverser la France à pied si il s’en sortait. Il s’en est sorti. Sur les chemins noirs est donc le récit de ce voyage tant bien urbain que psychologique. La convalescence de son esprit nous est ici racontée.

Il traverse donc la France, du Mercantour au Cotentin, durant presque trois mois, et nous raconte ce beau voyage à travers un France très urbaine, riche et parfois vierge de vie.

J’ai trouvé ce récit très poétique, et certaines phrases méritent d’être citée ici, pour vous donner un aperçu:

« Je plaçais mon salut dans le mouvement. »

« Car si le mur et l’homme étaient promis à la même désagrégation, le travail avait été plus harassant pour édifier le premier que pour reproduire le second. »

« Dans mon enfance, on vivait avec quatre ou cinq vaches. On faisait trois saint-nectaire par jour. Aujourd’hui ils en font cent cinquante. »

« Le passé m’oblige, le présent me guérit, je me fous de l’avenir. »

Lors de ce voyage il fait quelques rencontres, et certains de ses amis le rejoignent aussi, ses compère de la taïga en Siberie, sa soeur, un ami proche avec qui il avait voyagé… Il n’est donc pas toujours tout seul. Le récit est ponctué de dialogues avec ces amis, et reflètent souvent de belles réflexions sur la vie et la nature.

Sylvain Tesson est un poète, ça c’est sûr! Pourtant, dans ce livre, j’ai été moins touchée que Dans les forêts de Sibérie, je pense que c’est dû au fait que je ne me repère pas du tout dans tous ces endroits de la France, je la connais mal, et du coup, j’ai moins pu m’immerger dans ce récit. Mais j’ai tout de même adoré lire ce parcours sur les chemins noirs de notre beau pays (non, je ne suis pas patriote à ce point).

 

Conclusion

Sylvain Tesson a l’art de raconter ses voyages de façons très poétique, et Sur les chemins noirs ne fait pas exception. C’est un livre à savourer, même si je n’en ai pas entièrement profité, il aurait fallu pour ça que j’ai, comme l’auteur, une carte au 25000ème 🙂

 

=>3,5/5

 

 

 

 

 

 

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