La vérité sur l’affaire Harry Quebert

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Titre : La vérité sur l’affaire Harry Quebert

Auteur: Joël Dicker

Editions de Fallois, poche, 854 pages

 

Résumé

À New York, au printemps 2008, lorsque l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente: il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois.

Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.

 

Mon avis

J’ai lu ce livre dans le cadre du Summer Holidays Challenge créé par Citadelle Imaginaire, et je place ce livre en RUSSIE! 🙂

 

Je commencerai cette chronique par quelques phrases que j’ai aimé dans le livre.

« Couper des arbres pour imprimer des torchons pareils c’est criminel. »

« Vous ne vous mesurez qu’à lui car vous êtes certain de le dominer. Ceci fait de vous un faible, Marcus. Un trouillard. Une couille molle. Un nada, un rien du tout, un bluffeur, un donneur de bonsoirs. Vous êtes de la poudre aux yeux. Et le pire c’est que vous vous en contentez parfaitement. »

« – Et comment sait-on que l’on est écrivain Harry?

– Personne ne sait qu’il est écrivain. Ce sont les autres qui le lui disent. »

Pour tout vous raconter, j’avais offert ce livre à ma mère, et en le lisant elle n’arrêtait pas de me vanter ses mérites, « Ce livre est génial, il faut que tu le lises! Oh l’auteur a vraiment des idées extras! »
Alors forcément, quand elle me l’a passé, je me suis un peu jetée dessus.
L’auteur nous livre une histoire assez originale, celle de l’écriture d’un livre avec en toile de fond l’histoire personnelle de Marcus, le héros du livre. Je me suis souvent demandé durant cette lecture, si l’auteur avait vécu une histoire un peu similaire à celle que vit Marcus, car il ressemble assez à son personnage, jeune, écrivant son deuxième roman… Je ne sais pas si il s’est inspiré de sa vie personnelle…
J’ai foncé tête baissée dans ce livre, et j’ai dévoré les trois cents premières pages en deux jours, puis comme je l’ai pris avec moi en vacances, j’ai avalé deux cents pages de plus dans l’avion…. et là je me suis rendue compte que je m’ennuyais, et que rétrospectivement il y avait quelques dizaines de pages en trop.

Ce livre nous donne l’impression d’être devant un bon téléfilm policier. Il est assez bien écrit, fluide, et c’est comme si l’auteur était un bon ami à nous, qui nous racontait son histoire, et quelle histoire!

Cette amitié avec Harry Quebert est forte, et quand on apprend qu’il est mêlé à cette affaire de meurtre, on n’y croit pas, non, Harry ne peut pas être le meurtrier. On suit donc Marcus Goldman, jeune écrivain, qui subit le syndrome de la page blanche, qui va se lancer dans l’enquête du meurtre de Nola Kellergan. Mais là, j’ai eu un peu de mal… Comment Marcus fait-il pour se faire accepter de la police, ce n’est pas à lui d’enquêter, je l’ai trouvé arriviste et opportuniste, je ne me suis pas vraiment attaché à ce personnage. Au fil des pages, je ne l’ai pas trouvé plus plaisant.

Pour raconter cette histoire, l’auteur nous plonge dans la ville d’Aurora, où a eu lieu le meurtre de Nola, et donc nous raconte les évènements sous forme de flashbacks. C’est une solution. Mais pourquoi ajouter presque systématiquement cette forme de suspens trop plate du genre « et c’est à ce moment là que le drame est arrivé……  » TINTINTIIIN…. Flashback, et vas-y que je te raconte ce qu’il s’est passé… une, deux, trois fois, passe encore, mais là c’était vraiment trop. Et ça a contribué à ma fatigue à lire ce bouquin.

Ce livre est également riche en rebondissements, peut être un peu trop même… Si bien qu’à la fin, je ne savais plus où donner de la tête et je me suis complètement lassée de tous ces évènements. Quel dommage. J’avais hâte de finir ce livre, de connaître enfin le dénouement final, mais même en le découvrant, je n’ai presque pas été surprise.

Peut être faut-il lire ce livre d’une seule traite, ou du moins sans laisser trop de temps s’écouler (c’était mon cas, je l’ai laissé une semaine sans y toucher), au risque de ne plus accrocher autant qu’au début de la lecture.

Conclusion

La vérité sur l’affaire Harry Quebert est un bon livre, qui se lit bien, mais qui se noie sous ses multiples flashbacks et rebondissements.

La prochaine fois que j’entends tout le monde me parler du LIVRE DE L’ANNÉE À LIRE ABSOLUMENT je ne les écouterai pas… 😉

=> 3/5

 

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7 réflexions sur “La vérité sur l’affaire Harry Quebert

  1. Megan dit :

    Ouf, merci pour cette critique! Vois-tu, je souhaitais moi aussi me lancer dans ce roman vu son énorme popularité ces temps-ci. Je crois plutôt que je vais attendre une occasion où j’aurai le temps de le lire d’une traite comme tu le suggères!

    Super cet article!
    Au plaisir,
    Megan

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  2. Loeil2luciole dit :

    Il est dans ma wishlist mais j’ai lu et entendu pas mal d’avis plus ou moins négatifs. Du positif aussi, mais un peu moins. J’hésite très fortement. Je me le prendrai d’occasion si je le vois un jour chez Gibert ou ailleurs 😉 Merci pour ton avis ! J’espère que ta prochaine lecture sera plus appréciée 🙂

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  3. tomabooks dit :

    Même avis que toi pour ce livre… Je ne comprend pas tout ce tapage médiatique autour…
    L’auteur est prometteur, il n’a que 30 ans mais son écriture n’est pas transcendante :/ J’ai ressenti du plat durant toute ma lecture

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  4. paulinelaloux dit :

    C’est dommage que le livre ne t’ait pas plu autant que tu l’aurais souhaité (par rapport à tout ce que tu as pu entendre dire à son sujet autour de toi…). Pour ma part, je l’avais acheté en février et j’ai laissé ma lecture en suspend jusqu’en juillet… J’avais peur de ne plus savoir me replonger dans l’histoire et pourtant ça a été tout le contraire. À mon avis, tu n’as pas été surprise par la fin parce que tu étais déjà dans un état d’esprit un peu fermé dans le sens que les rebondissements t’ont lassés (de ce que j’ai pu comprendre). Le fait que tu ne te sois pas bien replongée à sûrement joué dans l’appréciation de ta lecture.
    Mais j’ai bien aimé ta critique 😊

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